Lundi 13 avril 2009 1 13 /04 /Avr /2009 21:22

2 sorties au programme de ce week-end Pascal. 2 sorties pendant lesquelles j’ai roulé seul, personne n’étant disponible pour m’accompagner.

Première sortie le samedi à Fontainebleau pour un tour de 46 km, en empruntant deux boucles différentes, pour changer un peu. Le but était de rouler, pas forcément fort, en se faisant plaisir. Mission accomplie, bien que je n’aie pas réussi à tenir un rythme « tranquille ». Difficile néanmoins de s’autodiscipliner. J’ai roulé au cardio, mais ça n’a pas suffit.

Le lundi,  la randonnée au programme était la nez de bœuf, organisée par le club vtt de Maisse. Bonne rando ma foi ! 57 km et 950 m de D+, et surtout quelques passages dans le sable à écœurer le randonneur moyen. Malgré cela, j’ai réussi à ne pas être trop à la rue. Je boucle la rando en 3h38 pour 3h26 roulé. Malgré tout, je n’avais pas la même pêche que dimanche dernier. Sans doute est-ce dû à la sortie de samedi. Maintenant, il faut travailler à l’enchainement rapproché des sorties, histoire d’être dans le rythme pour rouler 3 jours consecutifs.

Pour en revenir à la rando, j’ai été moins emballé que la semaine dernière. De bons singles, surtout vers la fin, de bonnes côtes, mais trop de liaisons champêtres et de chemins de sable dans lesquels je m’enfonce et je perds une énergie folle pour avancer. Des photographes étaient placés à un endroit un peu tendu, j’ai préféré passer pédibus. Même pour une photo, je ne vais pas risquer une chute avant les vacances et les belles randonnées à venir…

Par thierry
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Lundi 6 avril 2009 1 06 /04 /Avr /2009 19:47
Bonne surprise que cette Trans-sud-essonne organisée par le VCBS à Boutigny.
Le parcours était vraiment très plaisant avec un savoureux mélange de singles dans les bois, chemins plus larges, belles côtes et descentes sympathiques. Au final, on aura parcouru 57 km et 825m de D+ au Polar, sous un ciel nuageux mais avec un terrain très sec.
Avec Philippe et Olivier, 2 potes, on part à 8h15. Ça démarre fort avec un petit single en sous bois bien sympathique. Je me dis que si la rando nous réserve des passages comme cela, on aura gagné la matinée, on redescend ensuite pour entamer la première belle côte et bonne nouvelle, ça passe nickel pour moi, Philippe, qui est un grimpeur émérite suit, tandis qu'Olivier a plus de mal, il n'a pas récupéré de sa soirée rhum . On enchaine ensuite sur de très beaux sentiers en forêt. Deuxième côte qu'on prend au train, en déposant les autres participants - c'est assez grisant -, la pente se fait plus raide, il faut passer la moulinette. On rejoint 2 gars j'hésite à les passer compte-tenu de la pente et du passage limité. Je jauge, le gars devant est super affuté sur un Cannon scalpel, pompes Sidi de la mort qui tue, maillot et cuissard top techniques, je décide de me caler dans sa roue. Fatal error ! 50 m plus loin, il pose pied, je n'ai pas le temps de l'éviter Mer..   ! Philippe lui finira sur le vtt. Dorénavant, je passerai quoi qu'il arrive.
On continue encore dans la forêt avec un ou deux passages un peu plus techniques et on va ensuite rouler sur des chemins un peu plus larges. On en profite pour admirer un chevreuil qui sort de la forêt et va courir dans le champ voisin. Quelques côtes et descentes plus loin et on arrive après 22 km au premier ravito. La table est bien fournie, c'est cool !
On repart pour la partie sans doute la moins intéressante de la rando selon moi. On va beaucoup rouler sur du chemin large, mais la progression est parfois ralentie par des passages dans le sable. Une ou deux côtes à se mettre sous la dent et autant de descentes et on arrive au second ravito situé à 37 km.
La suite démarre par une belle côte, pas très sympa juste après un ravito, mais malgré tout on va bien rigoler. Le départ est assez doux, un bon faux plat dans le sable. Comme depuis le début de la rando, on met les watts et on rejoint un groupe parti un peu avant, à ce moment, la pente se raidit brusquement, on continue l'effort et on passe un à un tous les gars du groupe - sur le bec de selle, on a 2 ou 3 pignons de mieux qu'eux - jusqu'à la fin de la cassure, où la pente se radoucit. Comme Olivier a eu un peu plus de mal, on coupe légèrement le rythme. Là, un gars qu'on venait de doubler en plein effort sur son épic de compèt nous repasse. Ok si tu veux jouer à ça aujourd'hui je peux répondre, je mets moyen plateau, 2 ou 3 coups de pédales plus loin, j'enrhume littéralement le gars, Philippe me suit, et l'autre reste sur place. A mon avis, il a eu mal au moral On continue sur la lancée et on attendra Olivier un peu plus loin, une fois que la côte sera vraiment finie.
On va ensuite aller dans une forêt privée au sol bien sablonneux, on roule sur du chemin large, plat, avec un sable fin qui entame le physique pour tenir le rythme mais on est grand plateau et on roule plutôt pas mal. Malgré ça, quelques avions de chasse de club nous passent et nous prennent 80 à 100 m. Mais, le chemin se transforme alors en faux plat, la distance avec eux se réduit doucement, puis ça commence à monter, et là ils sont juste devant, ils font tomber les vitesses, jusqu'au petit plateau. Philippe et moi on reste sur le moyen et on les passe facile. Trop bon . Finalement, tout en haut de la côte c'est nous qui leur avons mis une mine   
Un peu plus loin, il y a la bifurcation 45/55 km et on va reprendre des sentiers dans la forêt avec 2 belles descentes en single, notamment la première où les virages sont naturellement relevés et il suffit de jeter le vtt dedans pour sortir pleine balle et rejoindre le virage suivant. Génial. Il y a aussi quelques côtes bien sympathiques notamment celle juste avant de rejoindre les autres circuits qui, présentant le même profil sable/faux plat/gros pourcentage nous a permis d'en mettre quelques uns minables, dont Olivier qui finalement nous rejoindra à l'arrivée.
La fin du circuit nous réserve encore 3 belles côtes, on voit que les organismes des uns et des autres sont fatigués car c'est moulinette pour tout le monde (enfin ceux que l'on double) sauf Philippe et moi, limite on a l'impression d'être fort  !
Une dernière descente sur Boutigny et c'est la remontée vers le gymnase. Comme on est sur le bitume, je bloque la fourche, reste sur la plaque et balance les watts en danseuse juste histoire d'écoeurer tout le monde, je passe une vingtaine de participants, sauf que la côte continue et devient plus dure, je dois passer le moyen. On quitte ensuite le bitume et on rencontre un mur. C'est la surprise des organisateurs. Je passe donc le petit plateau et finit moi aussi à la moulinette moins 1, je suis quand même resté sur le 30 dents derrière. On arrive au gymnase à 11h47, le sourire aux lèvres, car non seulement ce fut une belle rando, mais en plus elle m'a conforté dans mon niveau de préparation. Pas de crampes alors qu'on n'a pas vraiment amusé le terrain c'est bon signe.
En plus, au niveau cardio tout s'est bien passé. Le coeur est bien monté (y compris à la toute fin) et bien redescendu. Sur certaines côtes prises un peu vite, je me suis retrouvé à plus de 170 puls sans pour autant avoir la sensation d'asphyxie que j'éprouve habituellement. Enfin, malgré les passages répétés dans la zone rouge, pas mal aux jambes, c'est du tout bon, j'suis content ! Yapuka tester l'enchainement
 
Pour Thibaut aussi ça s'est bien passé, il avait une coupe ile de France, et pour lui aussi la forme revient. Sa montée en puissance continue, il sera prêt au mois de mai.
Joël a beaucoup roulé lui aussi, 1500 km, mais en camionnette. Week-end en ardèche sans vtt, donc un peu de roulage était prévu le lundi matin pour compenser.

z'avez vu, J'ai trouvé les smileys


Par thierry
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Lundi 30 mars 2009 1 30 /03 /Mars /2009 19:49
 
Une seule sortie pour moi ce week-end. Vendredi, je n'étais pas dans une forme olympique, le retour de l'humidité et du froid dans la semaine a eu des effets néfastes sur moi. Comme en plus, la météo prévoyait de la pluie pour le tout début de matinée de samedi, j'ai préféré assurer et ne pas trop entamé mon physique. A la place, je suis allé acheter du bois pour faire le futur meuble de ma fille, l'après-midi étant consacré au jardinage. Je le précise car la scarification de la pelouse m'a bien détruit le dos si bien que pour ne pas être bloqué le lendemain, j'ai passé une bonne demi-heure le soir à faire des exercices d'assouplissement.
Dans la nuit de samedi à dimanche, on passait à l'heure d'été. Du coup, avec une heure d'avance supplémentaire sur le soleil et une température matinale prévue de 1°c, j'ai préféré conservé la tenue d'hiver avec les chaussures qui vont bien. Direction Fontainebleau et départ à 8h42 pour un tour de 47km. Pour tout avouer, je ne me sens pas super physiquement, mais bon il faut rouler ;-) Direction barbizon et 400 m à peine après le départ, je croise déjà d'autres vététistes, c'est ça de rouler le dimanche, il y a quand même beaucoup plus de monde et ça se confirmera tout au long du parcours. Pour la première côte, je choisis l'option à gauche qui est plus dure, pour voir si les sorties à Chevreuse ont été bénéfiques, et c'est le cas, ça passe sans encombre jusqu'aux rochers à grimper. Les platières passent nickel, pourtant, je n'ai pas de super sensations. Les sentiers suivants se font à bon rythme et je profite de la côte qui remonte vers la N7 pour travailler le portage avec le vtt sur le dos. En allant vers l'hippodrome, j'ai l'impression que ma roue avant a perdu de la pression. Mais c'est juste une impression. Je continue et remonte vers la grotte aux cristaux (en puissance sur la partie en bitume "pour faire les cannes"). Dans toute la partie des rochers St Germain, je n'ai pas de bonnes sensations. Ça s'enchaine, mais "comme ça", pas l'impression d'être dans un bon jour. Je m'arrête un peu plus loin pour me ravitailler. 
Cassepot, croix d'augas, fontaines, tout se passe sans problème ni faute technique (il est vraiment cool ce rocky mountain). Montée sur la plaque vers la Tour Denecourt par le bitume (spéciale dédicace pour Thibaut). J'ai la sensation que le sentier qui suit est pris plus vite que d'habitude, de même que le chemin qui m'emmène vers Samois, je prends plus d'angle en virage ;-), mais je n'ai toujours pas de bonnes sensations, limite si je m'amuse. Je remonte vers la tour pour le deuxième ravitaillement.
Je repars. Même si je n'ai pas de bonnes impressions dans le long single qui revient de Samois, je ne dois pas être si mal que ça car le polar indique des vitesses supérieures à 20 km/h alors que le coeur reste en dessous des 150 puls. Malgré tout, je cale sur une racine de la butte st louis zut ! Je finis quand même la côte sur le vtt, redescends direct, je suis ensuite obligé de prendre le chemin bleu pour ne pas devoir doubler des chevaux sur la trace habituelle. Malheureusement je ne passe pas la nappe de racines (je pense que je ne la passerai jamais). Je continue la côte, j'entends des randonneurs pédestres sur le début de dévers, tant pis, je vais tout droit. Je rattrape le dévers un peu plus loin. Dans la côte dans le sable je fais 2 erreurs techniques coup sur coup, manque de lucidité. Je me reconcentre, ça va mieux. Je rejoins la table du grand maître, je continue sur le dévers, je fais une petite boucle supplémentaire pour rajouter un peu de dénivelé, retour sur la suite du dévers, je suis bien concentré, ça se passe mieux. A la fin, je plonge vers la route de chailly à samois pour remonter dans le sable par la route du sanglier, ça bouffe de l'énergie, mais c'est le but. Passage sur la plaque pour la route tournante et arrivée à la voiture à 12h. Mince, déjà ? Je regarde le polar, effectivement, 15,8 km/h de moyenne. Bizarre, une sortie sans grande sensation, alors que c'est l'une des plus rapides, un rythme digne d'après les vacances d'été. Peut-être trop rapide d'ailleurs, le lendemain j'ai mal aux ischio :-). Cependant, ce n'est peut-être pas la seule cause, j'ai installé une nouvelle selle, légèrement plus en avant. Cela a peut-être aussi son influence. Le dos aussi est un peu douloureux, les assouplissements vont être nécessaires toute la semaine.
 
A noter que j'avais proposé la sortie à Hervé et Thibaut, mais ils m'ont dit qu'ils préféraient faire de la route, beurk ! En fait, ils ont fait du vtt "roulant" 95 km à plus de 20 de moyenne. Ce n'est même plus du vtt :-) Enfin, si cela fait partie du programme d'entrainement pour les coupes ile de France, pourquoi pas. C'est vrai que maintenant, l'objectif pour eux est la compétition, normal donc que les sorties divergent :-)
Comme Thibaut avait déjà roulé 40 km le samedi, c'est un week-end à 135 km qu'il a fait.
Joël n'en est pas très loin avec 90 km en deux jours. Une sortie de 40 km seul le samedi et une de 50km avec Gégé le dimanche. Je vais finir par être à la traîne à cette allure. Enfin, vu le retard qu'il a pris dans sa préparation, il vaut mieux qu'il augmente le rythme des ses sorties.
Mais pas trop quand même, 2 soucis pourraient alors se présenter :
- le sur-entrainement. Mais chez Joël, ça tiendrait du miracle ! Si ça se produit effectivement, je pense qu'il y aurait des pélerinages organisés vers chez lui.
- l'attente sur le parcours des chemins du soleil. Je rappelle en effet que dans le groupe il n'y a que 2 "vrais" randonneurs, Joël et moi. Implicitement, ça veut dire que nous roulerons ensemble, laissant les autres s'expliquer au devant du peloton. Si son niveau vient à progresser de manière trop brutale, je ne pourrai pas m'adapter, et il faudra alors qu'il m'attende. Ce serait dommage d'être arrivé à ce niveau et ne pas en profiter...



Par thierry
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Lundi 23 mars 2009 1 23 /03 /Mars /2009 18:51
Les week-end se suivent et se ressemblent pour Hervé qui a une nouvelle fois battu Thibaut à la régulière sur une épreuve vtt.
En passant, Joël et moi le remercions pour les nougats, surtout Joël d'ailleurs ;-)
 
Donc, bien que l'épreuve sncf soit annulée pour manque de participants, Hervé a maintenu son inscription à la coupe ile de France dans le cadre de son appartenance au BCNG. Bien lui en a pris. Il termine 31eme et Thibaut 34eme. Notons le beau geste de la part de Thibaut qui a dépanné Hervé alors que celui-ci avait crevé. C'est sympa, surtout dans le cadre d'une course, et sachant qu'il allait encore mangé dès le lundi pour s'être fait battre par Hervé (il faut dire que ça devient une habitude :-)). Il aurait très bien pu le laisser se débrouiller sur le bord du chemin et finir devant...
Néanmoins, Thibaut admet qu'Hervé a fait une plus belle course que lui, étant devant la majorité de l'épreuve. A croire que la méhode de coaching de Thibaut porte ses fruits. Qu'est-ce que ça va donner quand les deux seront au même niveau de forme...
 
Thibaut nous a aussi confié qu'il n'est pas totalement satisfait de son Merlin sur ce genre d'épreuve. Son Merida lui apparaît plus nerveux, plus explosif. Malheureusement, le cadre est en réparation et il doit donc se contenter de son vélo longue distance pour les épreuves de XC court. Ce n'est en aucun cas une excuse bien sûr, mais pointilleux comme il est, il est possible que cela joue aussi sur ses performances...
 
A noter aussi la très belle 5eme place de Stéphane, ça c'est vraiment cool !
C'est une chance qu'il vienne avec nous aux chemins de soleil. Comme il arrivera aux étapes 2 à 3 heures (si ce n'est plus) avant nous, il pourra toujours, après avoir monter les tentes, faire le chemin à l'envers pour venir nous tirer avec une corde sur les 15/20 derniers km :-)
 
Quand je dis nous, j'associe bien évidement Joël, en rapport avec les groupes de niveau qui se forment pour qui roulent ensemble.
Justement, Joël a repris sérieusement l'entrainement ce week-end avec deux sorties (50 et 40 km pour 1100 m de D+ au total) dans les forêts du val d'Oise. Ça commence à ne plus rigoler pour lui. . En plus, il attend avec impatience le changement d'heure pour pouvoir rouler 2 heures le soir en rentrant. Il me met une pression énorme. Je vais finir par ne pas pouvoir le suivre :-(
Il a une grosse motivation. Il ne veut pas subir l'échec du champsaur où son manque d'entraînement l'avait conduit à couper le circuit, alors il met toutes les chances de son côté.
Il faut que je fasse attention, s'il applique la méthode Thibaut, il va finir par accompagner les cadors lui aussi. Malgré tout, j'ai quelques soupçons d'un manque de rigueur par rapport à ça. Le paquet de M'n'Ms de ce matin et la tarte au citron meringuée de midi sont là pour le confirmer...

Par thierry
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Dimanche 22 mars 2009 7 22 /03 /Mars /2009 21:51

 

A deux mois des chemins du soleil, je ne sais pas où en sont les autres, mais pour ma part, je n’y suis pas !

Ce week-end, j’avais programmé une grosse sortie à Chevreuse. Effectivement, ce fut une belle sortie avec 51 km au compteur et 1185 m de D+. En plus, le soleil printanier m’a gentiment accompagné pendant cette rando, même si au départ le thermomètre affichait 0°c. C’était la première fois de l’année où je sortais le cuissard court, exception faite de jeudi dernier, où la grève m’a permis de rajouter 60 km de route au compteur.

Bref, tout s’annonçait bien pour cette sortie. Je démarre un peu avant 8h30. Le début se passe bien, je monte tranquillement en régime et les côtes s’enchaînent comme il faut. Il faut dire que le terrain a vraiment bien séché depuis la semaine dernière, et à part quelques exceptions, c’est bien sec. Je jardine quand même un peu à deux ou trois endroits car cela fait un moment que je n’ai pas emprunté certains des chemins. Au bout de 18 km, je me ravitaille et en profite pour mieux régler mon frein avant qui avait une fâcheuse tendance à frotter.

 Je repars, tout va encore bien. Les côtes et les descentes s’enchaînent en laissant peu de place à la récupération. J’arrive dans le secteur des vaux de Cernay et pour la première fois je pousse le vtt. Il faut dire que la pente est bien forte à cet endroit. Un peu plus loin, c’est la lassitude qui se fait sentir. Cela manque franchement de variété : ça monte ça redescend, puis ça remonte pour descendre tout de suite après. Je remets pied à terre pour la côte qui arrive. C’est en haut de cette côte que Joël avait eu une crampe l’année dernière lors de la Jean Racine. Comme je suis quand même loin de cet état,  ça me remotive, et je passe tout ensuite sur le vtt jusqu’au km 34 où je refais une pause ravitaillement. Là, je me dis qu’il reste du chemin à faire, et que je ne  suis pas encore prêt ni pour les chemins du soleil, ni même pour la Jean Racine dans un mois.

Cette pause m’aura néanmoins fait du bien, puisqu’en repartant, et jusqu’à l’arrivée, je vais me sentir plutôt pas mal. Les côtes se passent bien, je suis à l’aise dans les descentes, et j’arrive à retrouver un peu de puissance dans les rares portions plates. Même la madeleine passera sans encombre, ce que je ne m’imaginais pas une heure plus tôt.

En conclusion, j’ai encore du chemin à faire pour arriver à être régulier sur toute une sortie. D’autant plus que celle-ci n’a duré que 4h, soit sans doute deux fois moins que la première étape des CDS. Malgré tout, je me rassure en me disant que le profil ne sera pas ces successions de montées descentes bien casse-pattes, et qu’avec un profil plus régulier, j’arriverai peut-être à l’être (régulier). Enfin quoi ?  c’est important le moral ! Déjà que le bilan physique est plutôt mitigé, si je ne travaille pas le mental, ce n’est même pas la peine d’espérer finir les CDS  

Par thierry
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Lundi 16 mars 2009 1 16 /03 /Mars /2009 19:49
 
Comme convenu, ce week-end a été assez cool en ce qui concerne le vtt pour moi. Après mon don de plaquettes et globules rouges de vendredi, c'est une petite sortie version rando en vallée de Chevreuse qui était au programme. Il a fait très beau, j'ai même regretté d'être sorti avec le cuissard long. j'étais accompagné par 2 autres randonneurs au départ, après 25 km, l'un d'eux qui n'avait pas roulé depuis 6 mois a préféré couper et rentrer direct au parking, l'autre m'a accompagné, mais a décliné l'invitation au dessert de la madeleine. Au final, j'ai roulé 42 km pour 720 m de D+, ce qui n'est pas mal, compte tenu de mon état. L'avantage c'est que le début a été très calme, puis on a pu rouler un peu plus fort, pour finir pas trop entamé, l'objectif est donc atteint. Le terrain pas contre n'était pas très plaisant, les bourbiers étaient encore plus présents que la semaine dernière, et certaines parties dans les champs commençaient à sécher pour devenir de la boue collante. En même temps, ça permet de ne pas oublier les règles du pilotage sur terrain glissant. Autrement, pas grand chose de remarquable pendant cette sortie. Ah si, j'ai surpris une biche qui se trouvait à 3 m de moi, qui a détalé pour s'arrêter 20 m plus loin. J'aime bien :-)
 
Pendant ce temps, plus au nord de Paris, Joël roulait sur le terrain de la Champenoise et confirmait ses aptitudes et ses acquis. Bien qu'il admette la difficulté, il s'est largement rassuré sur ses capacités. La rando s'est passée bien mieux que ce qu'il ne s'était imaginé. Certes, elle lui a paru plus roulante qu'il y a deux ans, mais au final il a engrangé 50 km et 1000m D+ en 4h, sans véritablement souffrir, ce n'était peut-être qu'une impression et qu'il est plus en forme qu'il ne le pense. Il a même donné la leçon à deux vététistes partis bien trop vite au début. Il a pris un malin plaisir à les déposer pendant que l'un d'eux était perclus de crampes. En tout cas lundi matin, il était optimiste, il hésitait même sur le choix de la compèt du 22 mars, VOT ou Coupe ile de France. Autant dire que les chemins du soleil c'est comme si c'était fait :-)
 
Le dimanche dans la soirée, alors que j'attendais à la caisse pour l'achat d'une échelle (je raconte un peu ma vie, mais il faut remettre le contexte, c'était tellement surprenant !), coup de fil d'Hervé Auroux. "C'est pour le blog, il faut que tu mettes que j'ai battu coach !" Et oui, il y avait aussi du vtt à Cassis, avec le raid offroad ce week-end. Mais j'avoue que je ne m'attendais pas à avoir des nouvelles aussi tôt. Il faut avouer que l'évènement est de taille. Cela a d'ailleurs fait dire à Hervé que sa saison était terminée. Il a atteint son objectif. D'après ce qu'il m'a dit, Thibaut a eu quelques soucis mécaniques, mais surtout il a terminé complètement cuit, un peu comme la semaine dernière à Chevreuse.Au niveau des places, Hervé fait 404eme et Thibaut 422eme, bref, la claque ;-) Je n'ai pas encore eu la version de Thibaut pour savoir ce qui s'est vraiment passé, départ trop rapide ? mauvaise gestion de l'effort ? hypoglycemie ? (je rajouterais sournoisement, roulage dimanche dernier ?) En tout cas, je me doute qu'il voudra prendre sa revanche dès le week-end prochain où tous les deux participent à la coupe ile de France.
Cela étant, il ne faut pas enlever le mérite qui revient à Hervé. On avait bien senti qu'il préparait une grosse saison 2009. Il était en forme dès le début d'année, il a fait un stage en altitude pour emmagasiner un maximum de globules et s'entrainait régulièrement sans se mettre minable pour toujours conserver de l'énergie. J'avais d'ailleurs dit qu'il avait quitté le monde des randonneurs pour celui des compétiteurs, ça s'est confirmé dimanche. Ajoutez à cela les différents stages et compétitions cyclistes qu'il va faire pour le compte de la SNCF et il va pouvoir tutoyer les cadors aux CDS (je pense à Alain, Stéphane, Thibaut qui aura forcément retrouvé son niveau et Hervinator (s'il est inscrit et s'il s'entraîne un peu)).
 
En tout cas, ça fait plaisir de voir que tout le monde roule, ça veut dire que la saison est maintenant bien partie.

Pour ma part, je me suis préparé un petit calendrier jusqu'à mi-mai que j'espère pouvoir suivre. Les 2 semaines à venir, en fonction du temps, je roulerai à Fontainebleau ou en vallée de Chevreuse. Je vais reprendre les rando organisées à partir du 5 avril, histoire de changer un peu de terrains de jeu (et je vais même essayer de rouler sur une rando en bretagne pendant les vacances d'avril, c'est dire !). Le week-end de pâques, je vais faire 2 sorties (une libre et une organisée). Ensuite, donc la bretagne, le 26/04, la Jean-Racine, le week-end du 1er mai, je vais essayer une sortie libre et une organisée (dans le ch'nord, en plus).  Le week-end du 8 mai, 2 sorties aussi, mais pour l'instant, rien n'est encore arrêté sur le lieu. Ensuite, il sera vraiment temps de penser aux CDS. 


Par thierry
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Mardi 10 mars 2009 2 10 /03 /Mars /2009 20:55
Bon, c'est bien beau de raconter les quelques sorties de l'année, mais malheureusement ça ne fait pas tout.
Là, je me sens bien, j'ai l'impression que les chemins du soleil devraient se passer "correctement" si je continue comme ça. Mais malgré tout, je suis en retard sur ma préparation par rapport à l'année dernière ou il y a 2 ans.
En 2007, à fin mars, j'avais 592 km et 8230 m de D+ dans les jambes
En 2008, toujours à fin mars, j'avais 546 km et 7740 m de D+.
Actuellement, j'ai 362 km et 5120 m de D+, et encore, j'y inclus dedans les 60km de route que j'ai fait lors de la grève de janvier !
 
Comme je me rassure comme je peux, je dirais néanmoins que j'ai un niveau de forme "assez satisfaisant".
A la même époque, les 2 précédentes années, je n'avais pas encore fait de sorties aussi "intenses" que celle de samedi.
A croire que l'entrainement régulier tout le long de l'année permet de conserver ses acquis.
Enfin quand je dis régulier, c'est façon de parler : depuis octobre, je n'ai pas roulé pendant 3 semaines après le roc, puis j'ai roulé 2 fois début novembre, et je n'ai repris ensuite qu'un mois après. Et il y a eu aussi la coupure de 3 semaines en janvier.
A chaque fois, la reprise a été dure, mais j'ai l'impression que la forme revient plus rapidement qu'auparavant. Enfin, ça reste aussi des sorties de 40/50 km, soit 3 à 4 heures de vtt. A voir ce que ça donne sur des sorties plus longues. En tout cas, maintenant, il faut que je conserve au moins ce rythme, même si le week-end prochain ce sera forcément une sortie "légère" pour ne pas trop m'entamer après le don de plaquettes.

Cela étant, par rapport à Joël je suis largement en avance. D'ailleurs, je me fais quand même un peu de souci pour lui, même si je sais qu'il est capable d'encaisser des efforts violents avec une préparation "légère", on l'a vu l'année dernière à la valsloppet.
Si je calcule bien, il doit avoir 110 km de vtt dans les jambes depuis le début de l'année, ça fait peu.
Mais bon, c'est un tel warrior qu'il serait capable de faire les CDS sans trop de problèmes dès demain. Une demi-douzaine de gels, quelques compotes acti-food, 2 ou 3 crèmes de marron et roulez jeunesse (sauf que le soir, c'est moi qui suis dans la tente avec lui, et qu'a priori, je n'ai pas prévu le masque à gaz :-). il faudra peut-être que j'y pense d'ailleurs)

J'ai aussi appris que Benjamin, avec qui on a roulé à Fontainebleau au début de l'année (une seule fois avec moi et 2 fois avec Joël) avait terminé 9eme de la première manche du VOT ! Il faut quand même savoir qu'il a roulé derrière Joël pendant une partie de la rando. C'est plutôt positif, ça veut dire que malgré tout Joël aurait pu faire bonne figure au VOT, une place dans les 15 était à sa portée. Comment ça le raccourci est facile ?!? :-)
En tout cas félicitations à Benjamin, on voyait bien que c'était un alien pour nous pendant les randos.
 
Sinon, on est inscrit Joël et moi sur la Jean Racine 2009. Le parcours de 70 km sera suffisant après une semaine passée en Bretagne à manger des kouing-aman et boire du cidre. 100 km ça risque de faire trop et surtout ça risque de nous dégouter.
Après l'édition de l'année dernière, je pensais faire une pause par rapport à la JR, car même si quelques passages changeaient tous les ans, on se retrouve globalement sur les sentiers (très) connus de la vallée de Chevreuse. Mais cette rando présente l'avantage d'être l'une des plus difficiles de la région, et donc une bonne préparation à moins d'un mois des CDS.
Pour les lecteurs du blog, sachez qu'il faut se pré-inscrire pour cette rando, et que le nombre de places est limité. Donc si vous voulez y participer, ne tardez pas trop...


Par thierry
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Lundi 9 mars 2009 1 09 /03 /Mars /2009 19:58
Après les sorties plutôt démoralisantes de la semaine passée, j'avais décidé, s'il ne pleuvait pas trop cette semaine, d'aller manger des côtes en vallée de Chevreuse. En effet, la sortie de dimanche dernier m'a montré que fontainebleau était intéressant en terme de technique et de rythme, par contre ce n'est pas la panacée pour affronter les successions de petites montées.
Dans la semaine, j'en avisais Thibaut qui me dit alors qu'il va m'accompagner pour cette sortie. Forcément, je ne suis pas très fier car vus la dernière sortie et le vtt que je dois traîner, il va devoir m'attendre pas mal de fois, mais tant pis.
Le vendredi matin, coup de fil de mon vélociste, le Rocky est prêt ! Ça c'est une bonne nouvelle.  J'irai donc le chercher le soir dans la foulée, pour pouvoir rouler dessus le lendemain. Deuxième nouvelle de la journée, Nico et Hervé seront aussi avec nous ! J'ai l'impression que même avec le Rocky, je risque de faire le boulet parce que là, il y a des sacrés clients !
 
Rendez-vous est pris pour 8h30 au parking. On se prépare par une belle fraicheur matinale, 0°c au thermomètre. On est tous en long, sauf Thibaut qui a le cuissard court avec les genouillères, courageux (en fait, il s'habitue pour la semaine prochaine à Cassis où il roulera en court complet). Je vois enfin en vrai son Merlin. Ben... c'est la classe ! C'est laconique, mais que dire de plus ? Je le soupèse, très léger. Il me propose de l'essayer, je refuse, je risquerai de faire la totalité de la sortie avec :-)
On part à 8h38 pour un tour que je qualifierai de classique. La piste cyclable où on a toujours froid, on commence la première côte de la journée, et on s'arrête. Non pas à cause de la difficulté, mais le jeune chien de la ferme de Coubertin semble avoir envie de jouer avec nos mollets. La première partie est facile, la seconde un peu plus dure (on est déjà sur le petit plateau). A l'entame de la troisième, sur une pente plus prononcée, je cale. Thibaut derrière moi passe. Un peu plus loin, ce sera l'inverse, égalité. On arrive en haut, ça y est, on n'a plus froid. Nicolas et Thibaut prennent la tête du groupe dans le sentier et donne un bon rythme à la rando, je décroche doucement, avec Hervé dans ma roue. Ça risque d'être délicat pour la suite. Heureusement ils ne connaissent pas le chemin et sont donc parfois contraints d'attendre. Le sol est humide, mais pas vraiment boueux. On attaque prudemment la première descente, on rencontre le premier bourbier (court). Petite remontée dans les pierres puis sentier à flanc de colline. On attaque ensuite la remontée vers le château de Meridon, un peu piégeuse sur la fin mais ça passe pour tout le monde. Le cardio monte bien, le jambes ont l'air de répondre, il n'y a que cette migraine qui est gênante lorsque le rythme cardiaque est très élevé.
On prend le single, légère remontée, puis on emprunte un nouveau sentier dont j'avais aperçu l'entrée la semaine dernière. Au début c'est pas mal, sauf qu'on arrive ensuite dans la pente puis en dévers dans la terre de bruyère qui n'accroche rien du tout. Pas de risque, au moment d'attaquer le virage je pose pied. Nicolas passe et glissouille juste à la fin, plus haut Hervé manque de tomber et Thibaut prudent préfère passer à pied. Mauvaise idée que ce passage, la prochaine fois je prendrai l'itinéraire classique.
Descente vers Choisel, puis remontée sur le plateau vers la porte de la ferté, avec encore ici passage de bourbier, mais rien à comparer avec ce qui nous attend à 1 km. Pour rentrer dans la forêt, des bulldozers ont fait le travail, le chemin que l'on doit traverser est détruit. Hervé tente de passer avec la technique du cri-qui-tue, échec. Thibaut tente de suivre les ornières pour ensuite les traverser, échec. Pas téméraires, Nico et moi passons tout à pied. S'ensuit le chemin-bourbier perpétuel. Thibaut comme toujours dans pareil cas est devant et roule fort mais il tourne à gauche alors qu'il faut aller tout droit pour prendre la belle descente, ça nous permet de lui mettre un vent et de le chambrer en l'attendant en bas. Pas la peine d'avoir un super vtt et de s'inscrire à Cassis, si on l'attend tout le temps :-).
La montée qui suit commence doucement mais finit très fort. En plus, avec l'hiver, un passage vers le bas comprend de la boue qui "bouffe de l'énergie". Je vais la monter effectivement à l'énergie, Thibaut est dans ma roue et force aussi. J'arrive en haut exténué, j'ai l'impression que ma tête va exploser. Thibaut lui, fidèle à son habitude, relance. Nico arrive et le rejoint, tandis qu'un peu après Hervé en termine. Dur ! Hervé s'excuse aussi pour ce qu'il a dit la semaine dernière, comme quoi je n'étais pas en forme. Je ne peux pas lui en vouloir, c'est aussi ce que je ressentais, mais ce n'est en aucun cas une sanction ;-)
On continue "tranquillement" (c'est à dire que je reviens à un rythme cardiaque plus calme) jusqu'au vaux de Cernay. Quoique non, juste avant, je me comporte en masochiste convaincu, on va passer par une petite côte que les chevaux empruntent et qui donc est "labourée" l'hiver, rendant son ascension assez difficile. Ça ne loupe pas, je cale au milieu, Thibaut passe, "la magie de titane", mais fait une petite erreur d'inattention et pose le pied à un endroit pourtant facile, dommage. On remonte ensuite par le sentier vers le calvaire des Pucelles. Nico est un peu derrière à cause de sa transmission capricieuse, le petit plateau ne veut pas passer, Dieu sait qu'il est pourtant utile dans la région :-)
Le chemin en hauteur est très humide. Thibaut mène et son rythme est à ce moment parfait pour moi. On redescend ensuite vers l'abbaye pour remonter aussitôt au "rendez-vous ravitaillement", avec auparavant sa célèbre côte. Comme pour l'instant je me sens bien, je prends l'option droit dans la pente. Tout petit développement, cul en bec de selle, et ça passe, à 172 puls/min et le mal de crâne qui va avec. Hervé et Thibaut sont dans la roue, Nico un peu plus loin.
Première pause donc, après 18 km et 480 m de D+. Bien ! Premier bilan aussi, je suis rassuré :-). Mis à part le mal de tête, ça va plutôt bien pour moi, je ne l'aurais pas cru une semaine en arrière. Cela étant, le vtt y est pour beaucoup. Je retrouve avec plaisir la vivacité du "Rocky Mountain Element". Facile à placer, il répond directement à mes coups de pédale. Oubliée l'inertie du Rush (ouf !). (Et qu'est-ce que ce serait alors avec un Merlin titane !!!). En plus, les 2 ibuprofène m'aident peut-être a encaisser l'effort.
Après une petite collation, on repart, descente vers l'abbaye, on longe les étangs. Pendant cette partie, c'est moi qui mène et le rythme me convient bien :-). Petite montée (im)possible que finalement tout le monde passera. Le groupe est composé de gars costauds quand même !
On continue en bas, puis on monte la butte d'auffargis. Pas pour longtemps puisqu'on replonge dans la descente très caillouteuse pour remonter tout de suite après dans une partie très sablonneuse qui aura raison de nous, on finit tous à pied :-(
On suit ensuite le GR et ses dépressions, on remonte vers la plaine de la massicoterie pour prendre le single qui longe la foret. Thibaut est un peu derrière nous, bizarre. On attaque ensuite le deuxième chemin-bourbier où Thibaut fait parler la poudre pour rejoindre les carrières. Elles se passent sans encombre pour Thibaut et moi, on attendra un peu Hervé et Nicolas (je le précise, car c'est assez rare pour être souligné :-)). On suit ensuite le GR et au train, Thibaut et Nicolas me prennent, 10m, 30m, 50m, 100m sans pour autant donner l'impression de forcer, alors que si je devais les coller, il faudrait que je sprinte. C'est l'une des plus grosses différences entre eux et moi, cette capacité à accélérer sans en avoir l'air. C'est amusant, car Nico qui dit ne pas être très en forme est très souvent en deuxième position du groupe. Il a de la ressource et s'adapte à l'allure du meneur. Hervé lui est resté avec moi, mais il cache peut-être son jeu...
Courte descente, courte montée, Thibaut ne veut pas passer dans le trou pour la montée impossible, une autre fois peut-être. On descend encore puis on remonte vers le deuxième point ravitaillement au km 32. Ben ça va encore, mais ça fait du bien de se poser un peu. Heureusement, je n'ai plus les maux de tête, ça aide. Je leur décris la suite du trajet : On descend dans la boue, on remonte, on redescend, on remonte, un peu de plat, on descend, on remonte dans la boue enfin bref, tout ce que l'on a déjà fait depuis 8 heures et demi le matin :-)
Comme prévu, on commence donc par descendre mais notre élan est stoppé par un arbre en travers (il y en aura beaucoup d'ailleurs sur la fin de la rando, il aurait fallu prendre la tronçonneuse avec nous pour dégager les passages...)
On remonte dans une partie un peu sablonneuse. Le petit plateau de Nicolas ne passe toujours pas en côte, mais une fois arrivé en haut, il daigne être utilisé. Visiblement, il veut que Nicolas se fasse les cuisses.
Dans la descente qui suit, Thibaut se la joue warrior, en se prenant une branche qui va le faire saigner du visage. La côte de foucherolle est juge de paix. Les écarts se creusent, même s'ils sont minimes. Thibaut est dans ma roue, un peu plus loin Nicolas suit et Hervé accuse un peu le coup. On se regroupe pour enchainer le sentier vers Dampierre, et se diriger vers la côte de Bel air. Nicolas passe devant en emmenant en force son braquet. Je le suis à 20 m, puis arrive Hervé suivi de Thibaut. Ça commence à être dur. Je demande si quelqu'un souhaite faire la madeleine, pas vraiment de réponse. Thibaut finit par dire qu'il a son compte. De façon complètement égoïste, comme je sais que la semaine prochaine je risque de ne pas pouvoir bien rouler à cause du don de plaquettes, je décide de prendre une madeleine en dessert :-). Comme il ne connaissent pas le chemin, ils sont obligés de me suivre.
Avant, on se fait le single des 17 tournants et on se "repose" sur le GR pour rejoindre Chevreuse. Première partie de la montée, je ressens les prémices des crampes dans les quadriceps. Nico m'impressionne devant, mais il se trompe de route, et se retrouve derrière. Descente des marches et dernière ascension de la journée, je suis avec Hervé, Nico nous rejoint et nous dépasse. L'entrainement route porte ses fruits sans doute. Ça commence à durcir aussi au niveau des ischio, il faut que je tienne, je ralentis légèrement, Hervé s'échappe. On arrive finalement en haut, mais il en manque un. Thibaut, "coach" comme l'appelle Hervé, n'arrivera que bien plus tard. Il nous dit qu'il a préféré monter tranquillement, mais peut-être qu'il est même monté à pied :-) En fait, il est cuit de chez cuit, il va même nous faire le plan "j'ai dériveté ma chaine" juste après la côte. Qu'est-ce qu'il ne faut pas faire pour garder la face :-). En plus on va passer plus de temps à réparer que lorsqu'on s'arrête pour ravitailler, si ce n'est pas un signe ça ! En tout cas, moi ça me permet de détendre un peu les muscles des jambes. Nicolas s'aperçoit aussi que sa roue avant est continuellement freinée (heureusement pour nous finalement). On rejoint ensuite les voitures après encore quelques kilomètres en lisière de ville.
Au final on a roulé 48 km en presque 4h pour 980 m de D+. Une bien belle sortie, qui m'a rassurée quant à ma forme. Une sortie aussi à laquelle Joël a bien fait de ne pas participer, nul doute qu'il aurait abdiqué bien avant la fin. Il a quand même repris le vtt et a roulé 40 km dimanche cumulant 500 m de D+. Lucidement, il ne s'inscrira que sur les 50 km de la Champenoise dimanche prochain.

En tout cas, je n'ai pas fait le boulet comme je le craignais. Au contraire, le groupe était vraiment très homogène, plutôt de bon niveau (enfin, par rapport à mon point de vue de randonneur). Ce fut vraiment un réel plaisir.
Petite anecdote, le dimanche, mes trois compères devaient rouler avec le groupe rando de Noisy. Finalement, seul Thibaut y est allé. Signe que la sortie avait bien entamé les organismes :-)

Par thierry
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Lundi 2 mars 2009 1 02 /03 /Mars /2009 19:12
C'est moi !
Et oui, la sortie de samedi à Fontainebleau ne s'est pas passée de la meilleure des façons. On s'était donné rendez-vous avec Hervé Auroux pour faire le tour classique afin de rouler pour prendre des kilomètres et pour moi essayer le rush sur un terrain plus technique. Joël pensait pouvoir nous accompagner, mais son dos lui faisait encore mal après sa chute en snowboard (c'est ça de vouloir faire le d'jeun quand on arrive à 40 ans).
On est donc parti juste lorsque le brouillard se levait. Dès les premiers tours de roue, déjà cette impression d'être scotché au sol, dans le même temps, je sens qu'Hervé a des jambes de feu, ça risque d'être inégal...
Sur la première partie du parcours, ça se passe pas trop mal, sauf qu'il faut que j'emmène plus petit qu'à l'accoutumé. En fait, et ça se vérifiera sur toute la randonnée, je ne trouve pas le bon rythme. Soit j'emmène gros, et je trouve ça trop dur, soit je suis plus en vélocité, mais je suis moins à l'aise et je n'avance plus aussi efficacement. Je ne sais pas si c'est lié aux pneus, aux roues, au vélo en global, mais je n'arrive pas à avancer comme je voudrais.
Sinon, en tout terrain le rush se comporte plutôt bien. Il faut toutefois que je le bouscule pour le placer, ça se fait moins naturellement qu'avec le Rocky. Au premier ravito, on est à moins de 14 km/h de moyenne, la dure réalité du compteur confirme mes sensations.
On repart dans des parties techniques où 2 fois je cale en ayant tapé la pédale, alors que le boitier de pédalier est plus haut que sur le rocky. Néanmoins, je pense que c'est plus lié à la géométrie du vtt qui se place du coup différemment. On rencontre quelques randonneurs pédestres récalcitrants avant d'arriver au deuxième arrêt.
La suite sera un petit calvaire pour moi car je n'arrive pas à rouler de façon efficace. Dans le long sentier depuis Samois, je peine, j'ai l'impression que mes cuisses chargent à mort, alors que je n'avance pas. En plus le cardio est relativement haut tandis qu'Hervé lui se promène. C'est dans ces cas-là que l'on comprend mieux la notion de rendement sur un vtt. Je n'essaye même pas la montée de la butte St louis, préférant garder quelques forces pour le dévers. Une dernière côte pour atteindre le plateau et je suis de très loin Hervé pour arriver à la voiture. Au final, un tour d'environ 43 km fait en un peu plus de trois heures. Point positif, Hervé est en bonne forme, il devrait se faire bien plaisir sur les épreuves cette année, et c'est toujours un plaisir de rouler avec lui. Point négatif... ben j'avance pas :-(
 
Le lendemain, je suis allé à Chevreuse pour rouler avec mes potes randonneurs. Le rush a confirmé son caractère pataud et énergivore. Pas moyen d'avancer à l'économie. Dans les côtes, c'est pire. A moins d'avoir des cuissots en béton, impossible d'emmener des braquets "raisonnables". La moulinette est mon amie. En plus le terrain là-bas est encore relativement gras, juste ce qu'il faut pour rendre la progression encore plus dure.

L'essentiel est tout de même le résultat puisque j'ai rajouté 35 km à mon compteur. J'ai donc - enfin - dépassé les 300 km.
A ce rythme, j'en aurai 750 avant les CDS, cool  :-)



Par thierry
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Lundi 23 février 2009 1 23 /02 /Fév /2009 19:00
 
Pendant l'immobilisation de mon vtt, mon vélociste m'a prêté un cannondale Rush pour que je puisse rouler un peu. Comme je ne pouvais pas rouler dimanche matin, je suis allé faire un petit tour de 44 km autour de chez moi. En fait, il y a deux petites forêts que j'arrive à relier par des chemins ou des petites routes peu empruntés. Il y a moyen de s'amuser sur ces 2 "spots", même si on a l'impression de les explorer, en long, en large et en travers. Mais au final, on arrive à faire un belle sortie et cumuler plus de dénivelé qu'à Fontainebleau (715 m hier).
 
Quelques impressions sur le rush carbone. C'est un vélo de test, il est de couleur blanche, orange et noire, équipé d'une fourche Magura laurin en 130mm, orange. Inutile de dire qu'avec un tel vtt, on ne passe pas inaperçu, j'en vois déjà dans le fond qui disent que je travaille à la DDE ;-) 
Les freins sont des magura louise carbone. Le frein avant est "standard" en terme de toucher, par contre le frein arrière ne commence à freiner que lorsque le levier touche quasiment le cintre. Cela m'a causé quelques frayeurs au début. mais sinon, ça freine, pas de souci. Le cintre n'est pas recoupé et donc très très large.
Globalement, la position est bonne, on trouve vite ses repères. La selle est une fizik nisene. elle me fait dire que ma gobi doit être vraiment en fin de vie car si depuis quelques temps j'ai quelques douleurs au niveau de l'assise sur mon vélo, là rien de tout ça, c'est plutôt confortable.
Je règle amortisseur et fourche. L'amortisseur est un fox RPL, en prise directe sur le bras, plutôt efficace, même si je trouve que ça manque un peu de progressivité, y compris lorsque le propédal est enclenché. Pour la fourche, elle a normalement 2 réglages au guidon, je dis normalement car bien évidemment les petits leviers sont cassés. L'un servait à bloquer la fourche, ce qui n'est pas un luxe avec 130mm, l'autre, je n'en connais pas l'utilité. De toute façon, je ne peux pas m'en servir...
Un petit coup d'air dans les pneus (des hutchinson TORO, plutôt efficace dans la boue rencontrée (quelques bourbiers bien liquide, ou un terre qui commence à coller))
 
Je pars, ça descend, j'arrive au bois des templiers, je commence à pédaler, purée que c'est dur ! Drôles de sensations Je ne sais pas si ce sont les pneus ou le vtt en lui même, mais ça manque carrément de nervosité. J'ai l'impression que l'énergie n'est pas intégralement transmise aux roues. Pas grave, ça fera les cuisses :-). Je longe l'Yvette par la promenade (difficile le dimanche après-midi avec tous les piétons) pour rejoindre la forêt de villebon. Je vais enfin pouvoir juger en vrai tout terrain. Déjà, l'avant est hyper dur à lever, déjà je ne suis pas fort dans cet exercice, mais alors là, au secours ! Heureusement, la fourche fait le travail à ma place. Ça monte et je remonte les pignons quasi en continu. J'ai du mal à emmener du braquet. Peut-être la position un peu différente que celle du Rocky. Belle descente qui suit et au secours le frein arrière. Je voulais contrôler juste avec le majeur, sauf que l'index coince la course du levier et ça ne freine rien du tout --> penser à toujours freiner à 2 doigts.
Passage dans un bourbier en bas (ça me confirme que j'adore ça !), et ça remonte, single, passage dans le tunnel, et longue côte, ou j'essaye d'emmener plus que la moulinette, mais j'explose au cardio, aie aie aie. J'arrive dans le single sympa. Ça tournicote et le rush est un peu pataud dans cet exercice. L'empattement immense et l'angle fermé de la fourche ne l'aide pas. Je me souviens que Thibaut me disait qu'il fallait vraiment le brusquer pour qu'il soit ludique. Je le fais et effectivement, ça devient un peu plus amusant, mais ça demande quand même des efforts que je qualifierais "d'inutiles". Par contre dans les descentes, c'est stable, comme un cannondale :-).
Avantage par rapport au rocky, le boitier de pédalier est plus haut, on n'a pas besoin de faire attention dans les passages un peu "tendus".
Je tournicote pas mal dans la forêt puis prends la direction du rocher de saulx, un peu plus humide. Là, les pneus m'ont paru bons, même si, dans les passages boueux les plus pentus, ils manquaient un peu d'accroche, mais rien de rédhibitoire. Les sensations ont été confirmées, le rush est un bon vtt, efficace, mais pas super fun et pas très maniable. En tout cas il me semble que pour être agréable, il faut que son pilote soit en forme car il doit être bousculé pour être ludique.
Une petite bruine pour finir le tour et rentrer à la maison. Lavage du vtt, huilage et entreposage.
 
Prochaine sortie : j'espère samedi matin à fontainebleau où je pourrai essayer le vtt sur un parcours plus technique.
 
 
Par thierry
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