Partager l'article ! La première de l'année à Fontainebleau: Et pour ça nous étions 3, Joël, Manuel et moi. Tout le monde est là à 8h30. Par contre, la nouvel ...
Et pour ça nous étions 3, Joël, Manuel et moi. Tout le monde est là à 8h30. Par contre, la nouvelle voiture de Joël, une vieille AX nous pose quelques soucis, le coffre arrière ne s'ouvre plus ! Pourtant, pour mettre les vtt, il n'y a pas eu de problème, mais arrivée sur le parking elle ne veut plus rien savoir. Joël est obligé de jouer au contorsionniste pour sortir les vélos. L'air est frais ce matin, un bon -5°c, mais c'est sec et surtout nous avons droit à un beau soleil. Malgré tout, lorsqu'on part, ça nous cingle le visage. Comme Joël avait prévenu qu'il n'était pas très en forme (quoique ses formes l'ont quelque peu "arrondi"), on avait prévu le parcours classique sans la boucle de l'hippodrome.
On commence plutôt tranquille. La première côte nous réchauffe, mais inquiète Joël qui se dit déjà cuit, heureusement le bonhomme est modeste. Sur les platières, je passe pas mal, mieux en tout cas que Manuel qui a une fâcheuse tendance à prendre appui sur le sol avec ses pieds. On continue, le parcours est agréable et pour ma part, je suis plutôt à l'aise en pilotage, j'ai même tellement la pêche que je tente quelques trucs audacieux et ça passe. J'arrive presque à venir à bout de la côte suivante, mais une petite erreur m'oblige à poser le pied avant de pouvoir repartir, zut.
Après la N7, le chemin est défoncé par les engins, ce n'est pas top. On arrive aux rochers St Germain. Dans la descente,
mon suiveur a changé, ce n'est plus Manuel mais Joël, et ça sera comme ça d'ailleurs tout au long de la sortie. Dans les côtes ou sur le plat "simple" c'est Manuel qui est devant, dès que ça
descend ou que ça se complique techniquement, c'est Joël qui prend l'avantage, marrant :-) .
A la fin de la descente, j'ai droit aux compliments de Joël qui m'a trouvé super fluide. Venant de Joël qui est un sacré
descendeur (et qui n'a surtout pas froid aux yeux), ça me fait plaisir. Pendant ce temps-là, Manuel s'amuse à faire un soleil sur un obstacle alors qu'on ne le voit pas ! Pas sympa pour les
copains, en général on rigole bien sur les chutes sans gravité. On remonte, un rocher vient lécher les dents du plateau et me déséquilibre, mais pas de mal. A la fin de la côte, Manuel a de la
marge au niveau des pignons, j'en ai aussi, mais Joël est limite. Dans le pierrier qui suit je passe, Joël bloque sur la fin et Manuel n'essaye même pas ! Pour la descente, je choisis la partie
la plus raide, j'explique à Manuel qu'il ne doit pas déclipser, rester souple et bien derrière la selle. Peine perdue, lorsque je me retourne il est à pied. Et en l'attendant, Joël me dit qu'il
déclipse même avant de savoir s'il va passer ou pas, que ça devient un réflexe. Bon Manuel, si tu me lis, il faut absolument te forcer à rester clipsé et tenter des passages à Fontainebleau car
sinon tu ne vas pas du tout apprécier le week-end en Ardèche.
En arrivant vers le parking en bas, le paysage est magnifique. Les arbres couverts d'un givre épais brillent sous la lumière du soleil matinal, On a de la chance, un parcours sympa et de quoi s'en mettre plein les yeux. On attaque ensuite la partie "trial" qui ne se passe pas trop mal. A la sortie Joël demande des cours de reclipsage à Manuel car il a eu une période difficile de ce point de vue-là. On attaque ensuite la longue montée, et Joël semble encore une fois collé. Passage vers la croix d’augas, les whoops et pause ravito à la croix du calvaire. La pause a duré 11 minutes et Joël a mangé pendant…11 minutes !
On repart, dans cette partie un peu technique c’est Joël qui est devant Manuel, sauf les 2 montées vers la tour Denecourt. Je suis d’ailleurs satisfait car je passe brillamment la 2eme. La suite du parcours est plus tranquille et je suis surpris de voir que Joël arrive à tenir un rythme correct lorsque ça ne monte pas. Il a des acquis maintenant, c’est certain. Manuel lui continue d’avoir un bon rythme et aussi de déclipser ses chaussures à chaque passage un peu délicat. La montée vers la butte St Louis est ratée, deux petites erreurs fatales pour moi. Dans le dévers, pas de problème particulier. Enfin, dans les chemins larges pour finir, Joël attrape des crampes tandis que moi je casse une vis de ma cale gauche. Il est temps d’arriver. Ca tombe bien, il reste juste la descente.
Au final, on a roulé 42 km à un peu plus de 14 km/h de moyenne. Certes, le rangement des vtt dans l’AX est quelque peu
difficile, mais la sortie valait vraiment la peine. Il est certain que la participation à l’offroad Cassis est à ce jour très loin d’être acquise, mais si Joël est sérieux sur l’alimentation et
l’entrainement, tout est possible !
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