|
Après une semaine sans vtt, il fallait absolument reprendre le rythme. J'avais donc planifié une
sortie samedi matin avec la météo qui devait être clémente, ce qui est assez rare en ce moment. Hervé Cordelier m'accompagnait. Déjà, il se distingue à l'arrivée du parking en se garant
au frein à main entre deux voitures avec son Trafic ! C'est confirmé, c'est un malade mental ! Une fois préparés, nous nous élançons pour un tour d'une quarantaine de km. Le rythme est
soutenu. C'est Hervé qui mène tout en parlant et on roule plutôt vite, forcément il est sur la plaque. Je m'adapte et le cardio s'affole un peu. On attaque la première côte, Hervé
discute toujours, je lui réponds et on monte comme ça. Sans m'en apercevoir, je suis monté moyen plateau/4ème pignon alors que d'habitude je gère tranquillou sur le petit plateau.
Evidemment, le cardio suit et ça monte à 175. Deuxième partie de la côte, ça monte plus raide et ouf ! Hervé passe sur le petit, j'en fait autant. Sur le plat qui suit, ça roule
toujours assez vite, passage sur les platières, descente, single, je laisse un peu filer Hervé, je le suis de visu histoire de calmer un peu le palpitant. Il ralentit, on se regroupe et
ça repart. On attaque à bonne allure la côte un peu trialisante, je mets pied à terre là où il continue, il est impressionnant d'aisance. Moi, à bloc, je n'ai pas l'énergie pour tenter
quoi que ce soit, même s'il me conseille sur les trajectoires. Ça continue toujours sur ce rythme. Il mène et je le suis tant bien que mal. Au départ je pensais faire une sortie "de
reprise" assez tranquille, finalement j'abandonne l'idée pour me faire une sortie soutenue. De toute façon, je ne descends pas sous les 150 puls/min, même sur le plat ! Sur l'une des
rares portions de route du circuit, je regarde le cardio, on est à plus de 16 km/h de moyenne. Euh, là je vais avoir du mal à finir. Ça descend, ça remonte, ça redescend, un peu de plat
et on arrive vers le mont Ussy. Belle côte pleine de racines bien glissantes le cardio continue à s'affoler, Hervé est toujours facile. On file ensuite vers le point de ravitaillement
où je peux me refaire une petite santé. On poursuit ensuite vers la croix d'augas, non sans avoir emprunté la partie bien humide des rochers Cassepot. Hervé est devant, et j'ai de
plus en plus de mal à le suivre ! Pour un mec pas en forme qui s'entraîne à peine, il a une sacrée patate !
Plutôt que de descendre sur Avon, Hervé préfère continuer sur le chemin technique. Bon ça fera moins
de D+ mais vu que je ne suis pas sûr de terminer en entier, j'accepte. On continue. Les rochers, racines sont autant d'obstacles à négocier plus ou moins bien pour moi et qui sont
avalés par Hervé. C'est sûr, on n'a pas du tout le même niveau technique ! On arrive ensuite vers la tour Denecourt et on file vers l'est. Sur ce sentier, il y a un passage
de rochers avec quelques belles marches bien hautes. D'habitude, je bute sur la première, et parfois, quand j'arrive à la passer, la seconde m'arrête. Hervé, non, il passe tout en
souplesse. Impressionnant ! On continue sur le sentier et là je suis dans la roue d'Hervé, même si les pulsations sont encore très hautes.
Un peu plus loin c'est la seconde pause ravito. Il nous reste encore environ 17 km. En repartant, je
trouve qu'Hervé va moins vite, limite s'il ne me ralentit pas. Il m'avoue alors commencer à ressentir la fatigue... hé hé hé. Sur le chemin, les nombreux passages
boueux freinent notre progression. Ça "scotche" et ça fait perdre l'élan, du coup on est obligé de relancer la machine régulièrement. Mais comme on est dans une sortie version
"sport", on le fait. Sauf qu'Hervé est de plus en plus distancé. Et ben finalement il n'est pas si en forme que ça le bonhomme !
Les côtes qui suivent seront un calvaire pour lui. Il n'a plus de jambes, je le mets minable,
d'autant plus que comme on n'a pas fait beaucoup de côtes, pour l'entrainement je les monte à bon rythme sur des braquets assez gros. En plus, le coeur répond encore parfaitement aux
sollicitations. Et comme maintenant j'attends en haut, il a le temps de redescendre. Finalement je suis en forme :-).
On finit tranquillement par de longues allées forestières avant la dernière descente où, grand
seigneur, je laisse passer Hervé. Juste avant le parking je manque de me prendre un tapis de varappe dans la tête. Ils sont gentils ces grimpeurs, mais quand ils changent de rocher
et qu'ils balancent leur tapis, il faudrait au moins qu'ils s'assurent que personne n'arrive. C'est en tout cas ce que j'ai essayé de leur faire comprendre.
On arrive aux voitures après une balade de 43 km parcourus en 3h20, le début fut beaucoup plus rapide
que la fin, mais ma moyenne de pulsations a été de 156 bat/min sur la sortie ! Sortie donc sportive, mais de façon assez étonnante, ça va plutôt bien.
Cela étant, qu'est-ce que 156 par rapport aux 170 bat/min de Thibaut lors de la coupe ile de France ?
32 km en 2h30. En plus, même sil a atteint son objectif, à savoir terminer dans le même tour que le premier, il s'est trainé, c'est bien la peine de se dépenser autant. Faut dire que le
terrain était particulièrement gras, boueux, collant. Difficile donc de rouler vite dans ces conditions. M'enfin, il paraît que "quand tu mets la plaque, ça avance tout seul".
Même pas besoin de pédaler peut-être ?
En vallée de Chevreuse, c'est pareil, bourbier infernal. Il n'y a qu'à lire les impressions des
personnes ayant fait une randonnée là-bas ce week-end. Ça promet pour la JR.
Heureusement Joël s'entraine comme un fou, par peur de ne pas tenir la distance. Samedi, il n'a rien
fait et dimanche, il n'a pas roulé, changement d'heure, pluie, tout ça...
|
Publicité
/image%2F0739677%2F20150727%2Fob_bed860_14196637477-6f5a1b623f-o.jpg)