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  le blog teethbrush

Les aventures VTT d'un groupe de randonneurs

il y a des jours comme ça...

Publié le 8 Septembre 2008 par thierry

 
Dimanche avait donc lieu la randonnées du bon St Arnoult.
J'avais prévu d'y participer, et même si Thibaut m'appelait la veille pour les accompagner à Fontainebleau plutôt de d'aller à St Arnoult, je respectais mon tableau de marche.

Au réveil, la météo n'est guère engageante, il fait nuit, le vent est froid et comble de tout, il pleut ! L'objectif est de rouler, donc j'y vais. J'arrive là-bas vers 7h35, ce n'est pas la grande foule, mais il ne pleut plus. Je me prépare et démarre vers 7h50.

ça commence par un chemin plat, mais très vite, on entre dans le vif du sujet, dans la foret avec tout de suite un peu de dénivelé. Ça change de la semaine dernière. Méfiance tout de même à ne pas partir trop vite. Au 4eme km, une côte se présente sous nos roues, je rejoins 2 vététistes un peu lents et j'entreprends un dépassement en dehors de la piste. Erreur fatale ! J'entends le fameux "pshitt" à la roue arrière. Je continue de rouler pour que le liquide colmate, mais le temps qu'il fasse son travail, j'ai déjà perdu beaucoup de pression et je roule presque sur la jante. Je suis obligé de m'arrêter. Pour assurer le coup, j'utilise la bombe anticrevaison. Est-elle trop vieille ou quoi, toujours est-il que rapidement elle n'envoie plus d'air ni de produit. Je sors donc la pompe pour mettre un peu plus de pression et repartir à l'assaut de ces beaux sentiers.
La suite se fait dans un magnifique paysage de bruyère, un peu sablonneux et alternant toujours petits coups de cul et belles descentes. Je sens l'arrière "flotter" légèrement. Soit je perds de la pression, soit je n'ai pas assez gonflé. Je m'arrête 3 km plus loin pour redonner un coup de pompe nécessaire car la réparation semble avoir tenu. Le début est un peu chaotique, mais ce n'est pas fini.
Je reprends le vtt et roule "normalement". Pourtant, bien vite, je ressens quelques difficultés physiques. Un peu plus loin, j'ai de légères nausées. Je me fais une "Cathenoz" ou quoi ? Effectivement, à la faveur d'une montée un peu plus raide que les autres, je suis carrément vidé, non seulement je pose pied à terre, mais je me cramponne au vtt pour souffler. Une défaillance au bout de 10 km, c'est à peine croyable. Je ne sais pas ce qui c'est passé, mais ça ne va pas du tout. Je mange une barre amande et repars tranquillement, mode randonneur du dimanche pour voir si je peux tenir encore un peu. Autant dire que pendant cette période, malgré le très bon parcours proposé, je tergiverse dur plus que je ne pilote. "Est-ce que je vais tenir ne serait-ce que sur le 40 km ? 70 km je ne tiendrais pas, Et si un truc comme ça m'arrive au roc". En plus le terrain est exigeant puisque les chemins en forêt sont sablonneux tandis qu'en plaine, le vent fait un beau travail de sape, aidé par une légère épaisseur de terre humide qui scotche bien. Tant bien que mal, j'arrive au premier ravito. Je me refais une santé et décide de partir au moins sur le 55 km.
 
Au km 28, on passe dans une zone débardée sans doute cet hiver, mais peu utilisée. Les ornières faites par les machines sont bien marquées, et une erreur sur l'une d'elles traversant le sentier va me faire déjanter de la roue avant. Paf, pffuut, plus d'air quasi immédiatement ! La poisse aujourd'hui ! Je bâche ou je continue ? Déjà, de toute façon, il faut que je répare. Le liquide anti-crevaison s'est mélangé à la terre, il est marron dans le pneu, super apetissant ! Je remet les tringles dans la jante, j'essaye de gonfler, mais la pompe n'est pas assez puissante, il faut que j'utilise une chambre à air. Je n'en suis pas à la moitié du circuit, et je n'ai déjà plus de secours pour les crevaisons, la suite risque d'être épique ! J'enlève la valve tubeless et le joint tombe par terre, ça continue ! Finalement après une petite minute de recherche, je la retrouve, ouf ! Je monte la chambre en prenant bien soin de positionner le pneu pour éviter le mauvais montage comme cet été, et c'est parti pour la séance de gonflage ! Pendant ce temps, j'ai le spectacle des autres participants sur l'obstacle et c'est assez plaisant, avec quelques chutes à la clé... J'en profite pour manger une petite barre.

Bon, il est temps de repartir, en soignant le pilotage pour éviter tout ennui pneumatique. Le parcours est toujours aussi plaisant, même si dans cette partie, il y a quelques passages à découvert avec le vent bien gênant. Malgré tout, même si je n'ai pas de super sensations, le physique va un peu mieux et j'arrive à prendre des côtes au fort pourcentage, c'est bon signe, je vais peut-être pouvoir faire les 70 km. J'arrive au second ravito, je me restaure et regarde le parcours, le débranchement 55km/70km est dans peu de temps, je ne suis pas à 100%, mais il faut rouler pour les prochaines échéances, je décide donc de faire la boucle supplémentaire, à un rythme régulier mais pas trop violent.
 
Je repars et très vite je me fais dépasser par 2 gars du club de l'Yvette, que je reprends à la côte suivante, et qui me relâchent dans le roulant juste après, mais je les redouble à la faveur de la côte qui suit, et ils me reprennent un peu plus loin. Bref, un bon yoyo mais cela se terminera sur un ennui mécanique de l'un des 2 gars. Je poursuis mais sans pour autant prendre beaucoup de plaisir, malgré les sentiers ludiques proposés, je suis trop sur la réserve, mécanique et physique. J'arrive au dernier ravitaillement, il me reste un peu moins de 15 km, ça devrait être bon.

Je repars juste après un groupe de 3 vététistes de st Rémy, les organisateurs de la Jean Racine. Vu le terrain, ils doivent apprécier. Je me dis qu'ils peuvent me servir de lièvres, je vais essayer des les suivre à distance. Sur le plat, dans le roulant ou les singles, ils restent 200 m devant, je reviens sur eux dans les côtes, signe que j'ai quand même les jambes, même si je ne le ressens pas. Par contre niveau cardiaque, je plafonne un peu. C'est illustré lors d'une belle côte qui part doucement et finit avec un pourcentage de dingue sur quelques racines, je coince à 15m du haut, manque de souffle.
Un des trois gars est lâché pas ses compères, mais je reste derrière lui à distance. La vitesse a augmenté car ça devient plus roulant, mais c'est aussi parce que devant il roule et que je ne veux pas lâcher le morceau et donc même dans les sentiers monotrace ça envoie ! Un côte se présente devant, je vois mon lièvre à pied, c'est le moment ! La côte est effectivement raide, bec de selle, ça passe, il est juste devant moi, il remonte sur son vélo... Et je choppe une crampe juste à la sortie de la côte ! Arghh... le temps d'assouplir, il est de nouveau devant, à 300m. Je continue en levant légèrement le pied, lui aussi sans doute car il ne fait pas le trou. Une dernière côte, prudemment passée à pied et on rejoint l'arrivée.
Au final, 72,7 km et 1220 m D+ effectués en 4h59 (oui, oui moins de 5 h Joël :-)). Malgré tout, je sens que j'ai forcé car les jambes sont dures, et je n'arrive pas à les étirer sans avoir des débuts de crampes dans tous les sens, pas très bon pour le moral.
Je suis un peu déçu quand même car bien que j'ai fait les 70km, la randonnée aurait mérité que je sois en meilleure forme, car elle était vraiment très plaisante (ça va être ma randonnée incontournable de la rentrée), mais ma défaillance du début a déjoué tous mes plans. En plus, cette baisse de forme a aussi un impact sur le moral, je me voyais mieux que ça il y a une semaine...



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