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  le blog teethbrush

Les aventures VTT d'un groupe de randonneurs

10 novembre : Chamalières

Publié le 12 Novembre 2007 par thierry in teethbrush

Ce week-end, j'ai pu rouler un peu en auvergne. Je dis un peu car au départ, j'étais parti pour rouler 40/45 km et finalement je n'ai fait que 27 km. Par contre, en terme de dénivelé, j'ai quand même pu monter 840m, donc un bon rapport avec la distance.
Je suis parti de Chamalières à 500 m d'altitude. A peine parti, déjà il faut enquiller une bonne côte par la voie romaine. Lorsque parfois je la prends à pieds, je me dis qu'elle doit être très sympa à faire en VTT : un bon pourcentage sur un chemin de pavés bien irréguliers avec parfois des marches, une trajectoire pas forcément facile à tenir. Bref, un truc sympa. Malheureusement, samedi les feuilles avaient recouvert les pavés, si bien que le sol semblait uniforme et presque lisse. Du coup, impossible de se fixer une trajectoire propre, le vélo était difficile à maîtriser, les roues se mettaient à suivre les joints des pavés, tombaient dans des creux, glissaient sur les arêtes des pierres, un début de rando bien sportif en tout cas.
Un peu plus loin, le chemin devenait plus facile, mis à part un tout petit passage empierré et avec des racines, sur un pourcentage fort que je passerai à pieds. La montée vers la font de l'arbre se poursuit ensuite sur du bitume, mais la progression est difficile car un vent glacial de face est présent sur le plateau. Passé 1000 m d'altitude, je me retrouve dans le brouillard, l'humidité est encore supportable, mais il commence à faire vraiment froid. La montée vers le col de Ceyssat par la foret me prouve qu'ici le climat est complètement différent de Chamalières. Les chemins sont très humides, les racines glissantes et surtout il pleut. Le problème est que je n'ai pas les habits adéquats pour ce type de temps.
Arrivé au Col, je me restaure une peu, et après une brève hésitation décide de faire au moins le tour du puy de Dôme avant de rentrer. J'entame donc le chemin qui s'avère être ici détrempé. Ça glisse pas mal, surtout avec le python derrière, mais rien d'insurmontable. Par contre, l'eau pénètre dans les vêtements et les chaussettes. Et avec la température extérieure de 1°c, ce n'est pas très agréable. J'arrive ensuite au moment où il faut redescendre. Le cauchemar commence. Tant que je pédalais et que je faisais des efforts, j'arrivais à fournir de la chaleur pour me réchauffer, mais là, c'est fini. La descente est agréable, bien que glissante, je suis obligé d'enlever mes lunettes car je ne vois rien, mais sans lunettes, j'y vois à peine mieux puisque le froid et le vent me font pleurer. Au bout d'un petit quart d'heure de descente, je ne sens plus mes doigts, impossible d'avoir la moindre sensation de toucher au niveau des leviers de frein. Pour dire, j'ai même du mal ne serait-ce que pour les plier pour freiner ! Mes pieds sont aussi gelés.
Juste avant le chemin des crêtes qui redescend vers Royat, je m'arrête pour essayer de réchauffer mes mains, histoire de profiter de ce passage super agréable, mais impossible. Je suis complètement gelé. Je décide donc de le faire, mais quasi au ralenti pour ne pas prendre trop de risques. Comme je n'ai pas de sensations dans les mains, il m'est impossible de doser le freinage. C'est dommage, car ce chemin est très ludique : des passages en descentes avec des pierres, des marches, quelques racines. En plus, à cette altitude, le terrain est sec. Finalement j'aurai dû rester sous les 1000m d'altitude, je me serais plus amusé.
Au niveau de Royat, j'ai pris un petit chemin en descente long d'environ 1 km qui  ne menait nulle part, sinon dans l'enceinte d'un lycée hôtelier. Pour en sortir, il a fallu que j'escalade la barrière tel un délinquant de base. Faudrait quand même voir à dévier les chemins avant de se retrouver dans une propriété, mais ça c'est une autre histoire...
Une dernière montée sur le bitume et j'arrive enfin à la maison. je me sépare des mes affaires trempées, je suis congelé. J'ai du mal à poser le bout de mes pieds par terre sans ressentir une douleur. Après une douche très chaude et quelques thés, je commence seulement à me réchauffer.
Ce fut une bonne sortie malgré tout. En tout cas elle est à refaire par temps sec, en allongeant la distance sur le plateau des volcans, vers le puy de come et le pariou. Néanmoins, elle m'a conforté sur le fait que le vtt sous la pluie, ce n'est vraiment pas mon truc.
 
Quelques nouvelles des autres vététistes : Joël est sorti vers chez lui pour 40 km, Thibaut a roulé avec Alain, il nous a dit être en méforme, en tout cas par rapport à Alain, donc à relativiser.
 
Samedi matin, s'il fait beau, une sortie est prévue avec eux sur Fontainebleau.
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