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  le blog teethbrush

Les aventures VTT d'un groupe de randonneurs

la première étape de la valsloppet

Publié le 14 Mai 2008 par thierry

Le début du parcours se fait sur route et chemin large et sur du plat pour étirer un peu le peloton. Malheureusement le passage d'une traverse au-dessus d'un ru va provoquer un bouchon.

C'est un mal pour un bien car ensuite, on va rouler sur un sentier et le fait d'avoir eu ce bouchon va considérablement fluidifier le parcours. Malgré tout, dans ce premier single on est un tout petit peu gêné, pas grand chose, mais bon. Cela veut simplement dire que les groupes de niveau ne sont pas encore formés.
On rentre ensuite dans un village médiéval et l'on emprunte ses ruelles pavées pour notre plus grand plaisir. On ressort ensuite pour emprunter la première montée de la journée, avec quelques pierres bien senties et on file sur les bords de l'Ardèche. Chaque marche est prétexte à un petit saut, on se fait plaisir. Le cadre est grandiose, on emprunte un sentier à flanc de falaise, avec vue sur l'Ardèche, on en prend plein les yeux.


On arrive ensuite dans un second village où il faudra monter des escaliers. On rejoint alors des randonneurs pédestres, on ne pourra donc pas tenter la montée sur le vélo. D'autant plus que d'autres randonneurs descendent ce même sentier en escaliers. On monte donc en poussant/portant les vtt, jusqu'à la fin des escaliers. On remonte sur le vtt pour finir la côte et arriver au premier ravitaillement.

Après s'être restauré avec les nombreux produits présents (fromage, saucisson, pates de fruits, fruits secs, fruits frais, barres énergétiques, pain, crème de marrons, quatre quarts, pain d'épices, eau de vals (pétillante), cola, isostar, eau plates, sirop...) on repart dans la garrigue du plateau pour finir l'ascension. On chemine ensuite sur un sentier pierreux où les odeurs de thym emplissent nos narines. On emprunte ensuite une ancienne voie de chemin de fer, mais qui n'a plus ni rail, ni traverse. On pénètre dans un tunnel et quelques secondes après j'ai un vertige, je préfère poser le pied par terre. J'ai l'impression que je suis sur une pente qui tombe à gauche, je n'ai plus véritablement d'équilibre. Joël passe devant, et j'essaye tant bien que mal de le suivre jusqu'à la sortie. Sensation bizarre que ce passage !
On passe ensuite sur des sentiers qui font la part belle aux tout-suspendus vu le nombre de pierres et autres cailloux les recouvrant. On aborde ensuite le premier passage dans l'eau de la journée. On arrive à rouler au début, mais ensuite on trempe les pieds dans l'eau pour remonter sur l'autre rive. On poursuit ensuite sur de superbes sentiers alternant vignes et bois. On fait une petite erreur de parcours en suivant un randonneur devant nous, on retrouve finalement la trace et on prend une descente un peu ardue que l'on passera par sécurité pédibus.
Le parcours nous emmène ensuite vers Joyeuse par de jolis sentiers, notamment une descente qui passe entre 2 murets avec passage d'escaliers et une enorme marche à la fin que nous passerons évidemment à pieds. On atteint Joyeuse après une bonne matinée de vtt et un parcours superbe. On retrouve Thibaut, Alain et Hervé qui ont déjà fini leur repas. Celui-ci est constitué de charcuterie, d'une salade pommes de terre et haricots, fromage, laitage, fruits et tarte au pommes. Pour la boisson, nous avons droit à un verre de coca et de l'eau de Vals. A la fin du repas, on peut aussi prendre un café.
Après cette demi-heure d'arrêt, on repart pour une belle ascension, plutôt douce. Compte-tenu de la digestion en cours, je me cale pour ne pas dépasser les 150 puls/min. Néanmoins, certains passages empierrés réclament de la dextérité. Heureusement, quelques passages descendants permettent de se faire plaisir et de travailler les passages en épingle, inconnus en région parisienne.
On passe encore un gué. Je passe plutôt à gauche et m'enfonce dans le sable au milieu, de nouveau les pieds dans l'eau. Joël voyant ça prend à droite et reste sur le vélo. On monte de nouveau jusqu'au ravitaillement.

On a de la chance, des fauteuils de jardin sont disponibles alors on s'y installe. Je n'ai pas très faim, je ne prendrai que des quartiers d'oranges. 


Par contre, il commence à faire bien chaud, je m'asperge donc le visage d'eau. Pour les pieds, ce n'est pas la peine, d'ailleurs je commence à avoir une petite douleur à force de pédaler dans des chaussures et des chaussettes trempées.
On repart tranquillement et on aborde une descente géniale dans laquelle on se fait bien plaisir encore une fois. Je commence aussi à avoir mal aux mains à force de tenir le cintre et freiner, je manque même une épingle comme ça, heureusement, je parviens quand même à m'arrêter.
On aborde ensuite un passage pendant lequel on va passer plusieurs fois des gués en suivant un sentier dans le lit des affluents de la rivière. Le premier gué presente une hauteur d'eau trop importante et nous arrête dans la progression. Le suivant en revanche, passera sur le vélo en mettant les watts (il y a quand même de l'eau jusqu'aux moyeux...)
On aborde ensuite une très longue montée qui commence par un chemin très empierré, tantôt à l'ombre, tantôt au soleil, nécessitant une bonne technique de pilotage.

Joël montre des signes de fatigue, le guidon le dirige, et non l'inverse. 

Le chemin se fait ensuite plus facile au niveau du revêtement, mais pas de la pente. On attend le deuxième ravitaillement de l'après-midi avec impatience, mais il ne se présente pas. Joël qui est à l'agonie s'arrête donc pour se ravitailler d'un acti-food. On continue doucement, tout doucement même pour que Joël suive. Et on arrive enfin au ravitaillement. Peu de monde présent, on se pose donc pour reprendre des forces avant la fin de l'étape qui nous est annoncée plutôt technique. En écoutant la conversation, on s'aperçoit qu'on est dans le premier tiers des arrivants. En tout cas, dans l'après-midi on n'a pas du tout été gêné, et on n'a gêné personne non plus !
On part donc à l'assaut de cette belle descente qui effectivement nous reserve de bonnes sensations. On passe des trucs que l'on n'aurait pas imaginé passer quelques temps auparavant, mais notre instinct de survie veille et nous poserons pied 2 fois pour des passages ardus. Toutefois, on se fait bien plais' avec nos nouvelles montures, on en est enchanté.
Une dernière montée assez pentue dans l'herbe puis sur la terre, bien démoralisante se présente sous nos crampons, Joël, malgré sa fatigue passe tout sur son turbo-vélo (un peu démoralisant aussi ce garçon !).

On prend ensuite un petit devers pas piqué des vers et assez glissant qui nécessite toute notre attention. Ensuite on prend de larges chemins sur la plaque (enfin moi, je ne sais pas si Joël a eu la force de le faire) pour atteindre le dernier single qui nous amène au camping. On arrive après 7h14 de vrai vtt (5h42 de roulage) 79,6 km et 1670 m d'ascension, la banane sur le visage.
Ce fut vraiment une très très bonne journée.
Et même si j'ai mal sous les pieds et aux mains, j'en redemande encore. On rejoint le chalet, je quitte vite mes chaussures et chaussettes mouillées et récupère gentiment sur un fauteuil.
Thibaut est déçu, il a eu une grosse défaillance dans la montée avant le ravito, ça le mine. Hervé est satisfait de sa journée, il s'est bien amusé avec le terrain, Alain récupère, il dort ! On va prendre nos douches puis massages pour les uns, compex pour les autres.


Thibaut propose de se faire cuire des pâtes, tout le monde accepte.

On va ensuite brièvement laver les vtt. Hervé qui au départ ne voulait pas le faire va finalement passer un sacré bout de temps à soigner sa monture.

Vers 19h on se dirige vers l'apéro et le repas du soir qui malheureusement va s'éterniser. Je dis malheureusement car compte-tenu de la fatigue, on se serait bien vu au lit de bonne heure. Mais l'organisation a voulu bien faire les choses et propose donc un service à table. Je tombe de sommeil et quitte la table après le fromage. On se couche en espérant que le sommeil réparera les organismes et que nous serons prêts pour le lendemain.
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