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  le blog teethbrush

Les aventures VTT d'un groupe de randonneurs

2eme étape de la valsloppet

Publié le 15 Mai 2008 par thierry

Ce matin, le réveil est prévu à 7h30 pour un départ à 9h. Joël a quand même pris soin de faire sonner son réveil à 6h30, au cas où on oublierait de se réveiller...
On se prépare tranquillement, rangement des sacs et nettoyage rapide du chalet. Joël et moi prenons le déjeuner au chalet pour éviter l'attente en bas. On descend ensuite les sacs et on rejoint la ligne de départ où les participants partent par vague pour éviter les bouchons.
C'est une bonne idée car dès le départ on prend la première descente shaker de la journée. Ça secoue dans tous les sens, à peine échauffé, il faut être vigilant. Ça secoue tellement que Joël en perd son bidon, Thibaut, qui est encore avec nous le ramasse. On rejoint un petit morceau de route pour entamer la première montée en single bien technique avec des pierres dans tous les sens. On est un peu au ralenti et ce n'est pas la tasse de thé de Thibaut qui n'a pas l'habitude de rouler à ces vitesses. Dès que le chemin s'éclaircit il s'envolera pour rejoindre Alain et Hervé qui sont déjà devant.
Avec Joël, on s'amuse des obstacles, mais aujourd'hui les côtes seront plus longues, il faut en garder sous les pédales, donc on conserve un train assez calme. Malgré tout, on se retrouve assez vite seuls sur les chemins monotraces et les descentes façon "pavé". Ça secoue grave, mais on se lâche dans les descentes en se faisant super plaisir. Marches, pierres, racines, épingles, on avale tout dans un pur bonheur. On arrive au premier ravito la banane sur le visage. L'Ardèche est un super terrain pour le vtt, et il en sera ainsi toute la journée. On se ravitaille et on repart à l'assaut de la descente suivante.
Au début je suis devant, je fais la trajectoire, je me régale. Juste après une petite remontée avant d'attaquer la suite de la descente, je dis à Joël de se faire plais' lui aussi en passant devant. Il passe à droite, roule 50 m et chute ! Belle chute ma foi, avec malheureusement casse mécanique. La selle s'est déboîtée. Il s'est aussi fait un hématome sur la cuisse. On met un rilsan pour maintenir le bec de selle et on repart pour 50 m encore, la réparation ne tient pas. Aïe aïe aïe !

On est un peu loin de l'arrivée pour imaginer tout faire sans selle. Joël qui est un guerrier, range la selle dans le camelbak et finit la descente juste avec les rails, un peu dangereux, surtout dans cette descente. On arrive au creux de la vallée, on passe un petit gué et on arrive à un gîte où le propriétaire est en train de jardiner. On lui demande de l'adhésif, ils nous en ramène de trois sortes ! On fait une belle réparation en espérant qu'elle tienne jusqu'à l'arrivée.

On repart, pour 200 m cette fois, Joël s'aperçoit qu'il a oublié son sac à dos au gîte. il repart le chercher et revient avec le sourire, et oui, il peut s'assoir !

On met ensuite le cap sur le prochain ravito/repas qui se trouve en haut de la longue côte qui nous y emmène. On passe dans un village où se tient un vide-grenier et visiblement le parcours d'une autre rando. Il ne faut pas se tromper et suivre les bonnes rubalises. On arrive au repas alors que Thibaut, Hervé et Alain s'apprêtent à repartir. Joël mange un peu plus léger que la veille, il ne veut pas que la digestion lui prenne trop de forces comme hier. On regarde le profil du parcours qui nous reste 3 belles descentes et 2 belles montées, ça devrait le faire.
On part donc pour la première descente plutôt tranquille et là, refus d'obstacle ! Sur un passage qui semble anodin, je n'arrive pas à m'imaginer le passer. Ça fait la même chose à Joël, bizarre ! Encore un peu plus loin, je refuse un court passage pentu, oh là là, ça ne va pas fort ! Pas grave, on n'est peut-être pas encore revenu dans le rythme.
On passe un magnifique gué en cascade, et on prend une piste qui remonte sagement, sans trop de difficultés. On poursuit sur un sentier lent qui tournicote, je tape avec une pédale et manque de tomber 2 fois. On plonge ensuite dans une magnifique descente bien cassante, où l'on passe "facile" à des endroits bien plus périlleux que ceux juste après le repas. Je suis hyper content du rocky, vraiment il est facile et rassurant. Joël aussi apprécie son nouveau vtt et surtout sa suspension arrière.
Sur une petit portion de route, j'entends bruit bizarre. Je m'arrête pour déterminer d'où vient ce petit gling gling gling. Je soupçonne d'abord les pédales, non, peut-être les vis du porte-bidon, non plus. Pourtant le bruit est bien présent lorsque je secoue le vtt. Finalement, je m'aperçois qu'il manque une vis sur le petit plateau et que les autres vis commencent à s'en aller, comme Joël à la Jean-Racine ! Sauf que lui avait changé ses plateaux et n'avait donc peut-être pas bien serré, alors que pour ma part, c'est du vissage "usine", Race Face me déçoit un peu sur ce coup-là.
Peu importe, je revisse les trois restantes et nous repartons fin de la descente et remontée, assez longue sur une piste forestière qui ne présente pas trop de difficultés techniques, c'est bien, ça permet de ne pas trop perdre d'énergie. On s'arrête quand même à l'ombre pendant l'ascension pour grignoter un peu et faire descendre la température corporelle.


Un des gars avec qui on avait mangé le midi nous rejoint et s'arrête aussi. On remonte sur les vtt pour finir l'ascension, on en profite pour doubler (facile en plus) des vététistes qui nous avaient passés pendant notre petite halte, comme quoi, les pauses sont aussi salvatrices. Je montre aussi à Joël la technique du grand développement sur plat pour relancer et profiter de l'élan dans la pente suivante. On arrive au dernier ravitaillement et on fait une bonne pause avant d'entamer la dernière partie du parcours.
La suite sera grandiose comme tout le reste du week-end, on finit tranquillement les derniers mètres de la montée et on se laisse aller dans une belle descente technique dans laquelle on se lâche complètement : trajectoires tendues, sauts de marches, rochers, dalles rocheuses, racines, tout y passe. Joël tombe en glissant sur un rocher, moi je fais une figure libre de laquelle je sors sans savoir trop comment (je pars à droite, à gauche, de nouveau à droite et miraculeusement, je retombe sur mes roues). On s'éclate ! S'ensuit une portion plutôt plate, avec malgré tout quelques obstacles à passer. Il y a notamment un passage où un vététiste est arrêté à gauche, à droite il y a rocher, je tente le passage, nickel ça passe, Joël suit aussi. Là on a bien dû dégouter le gars, merci les sorties à Fontainebleau en tout cas.
La dernière montée se présente à nous, on monte au train, mais on se fait déposer par un avion de chasse sur un Sunn qui enroule serein. Peu de temps après, on le rattrapera sur la dernière partie technique de la journée, et gentiment il nous laissera passer pour la descente finale sur Aubenas, remplies comme les autres d'obstacles en tout genre et qui fait la part belle au pilotage. On est content.

On arrive en ville et on rejoint l'aire d'arrivée encore une fois ravis de notre journée. La réparation de la selle a tenu et on a pris un mega-pied, que demander de plus ?
On boit notre bière, on prend la douche et on charge les voitures pour remonter sur Paris. Au loin l'orage gronde, et effectivement quelques minutes après avoir quitté Aubenas, de grosses gouttes de pluie se mettent à tomber, on l'a échappé belle.

Au final, j'ai vraiment passé un super week-end, du vtt comme je l'aime, jamais extrême, jamais ennuyeux. Un parcours de toute beauté avec un paysage fantastique, des sentiers vraiment adaptés à la pratique, quasiment tout se passe sur le vélo et en plus on n'a pas été bouchonné.
Les seuls points d'amélioration pourraient être l'espacements des ravito (les derniers de chaque étape étaient un peu loin) et le repas du soir qui pourrait être moins long. Sinon, c'est une épreuve que je recommande à tout le monde, si tant est que l'on est un peu entraîné, et que l'on possède le minimum au niveau bagage technique. Merci donc au club d'Aubenas-Vals pour cette randonnée qui vaut vraiment le déplacement.

Pour parler du Rocky Mountain, il m'a apporté entière satisfaction. Il a confirmé son caractère joueur sur un terrain qui s'y prêtait bien. Sa nervosité ne fait pas de doute, et il oblige même parfois à descendre les pignons tellement il est facile à emmener. Ses suspensions sont bluffantes d'efficacité. Son énorme rigidité permet de passer à des endroits comme sur un rail, malgré son empattement court. Enfin sa motricité m'a épaté, encore mieux que sur le stumpjumper.
Par contre, comme sur le stumpjumper, et bien que j'y sois habitué, le boitier de pédalier bas m'a fait touché parfois les pédales sur les obstacles. En contre-partie, ça abaisse le centre de gravité et le rend donc plus sécurisant. Bref, j'en suis enchanté.
Donc le vélo + la rando ----> LE BONHEUR !
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