C'est moi !
Et oui, la sortie de samedi à Fontainebleau ne s'est pas passée de la
meilleure des façons. On s'était donné rendez-vous avec Hervé Auroux pour faire le tour classique afin de rouler pour prendre des kilomètres et pour moi essayer le rush sur un terrain plus
technique. Joël pensait pouvoir nous accompagner, mais son dos lui faisait encore mal après sa chute en snowboard (c'est ça de vouloir faire le d'jeun quand on arrive à 40
ans).
On est donc parti juste lorsque le brouillard se levait. Dès les premiers
tours de roue, déjà cette impression d'être scotché au sol, dans le même temps, je sens qu'Hervé a des jambes de feu, ça risque d'être inégal...
Sur la première partie du parcours, ça se passe pas trop mal, sauf qu'il
faut que j'emmène plus petit qu'à l'accoutumé. En fait, et ça se vérifiera sur toute la randonnée, je ne trouve pas le bon rythme. Soit j'emmène gros, et je trouve ça trop dur, soit je suis plus
en vélocité, mais je suis moins à l'aise et je n'avance plus aussi efficacement. Je ne sais pas si c'est lié aux pneus, aux roues, au vélo en global, mais je n'arrive pas à avancer comme je
voudrais.
Sinon, en tout terrain le rush se comporte plutôt bien. Il faut toutefois
que je le bouscule pour le placer, ça se fait moins naturellement qu'avec le Rocky. Au premier ravito, on est à moins de 14 km/h de moyenne, la dure réalité du compteur confirme mes
sensations.
On repart dans des parties techniques où 2 fois je cale en ayant tapé la
pédale, alors que le boitier de pédalier est plus haut que sur le rocky. Néanmoins, je pense que c'est plus lié à la géométrie du vtt qui se place du coup différemment. On rencontre quelques
randonneurs pédestres récalcitrants avant d'arriver au deuxième arrêt.
La suite sera un petit calvaire pour moi car je n'arrive pas à rouler de
façon efficace. Dans le long sentier depuis Samois, je peine, j'ai l'impression que mes cuisses chargent à mort, alors que je n'avance pas. En plus le cardio est relativement haut tandis qu'Hervé
lui se promène. C'est dans ces cas-là que l'on comprend mieux la notion de rendement sur un vtt. Je n'essaye même pas la montée de la butte St louis, préférant garder quelques forces pour le
dévers. Une dernière côte pour atteindre le plateau et je suis de très loin Hervé pour arriver à la voiture. Au final, un tour d'environ 43 km fait en un peu plus de trois heures. Point positif,
Hervé est en bonne forme, il devrait se faire bien plaisir sur les épreuves cette année, et c'est toujours un plaisir de rouler avec lui. Point négatif... ben j'avance pas
:-(
Le lendemain, je suis allé à Chevreuse pour rouler avec mes potes
randonneurs. Le rush a confirmé son caractère pataud et énergivore. Pas moyen d'avancer à l'économie. Dans les côtes, c'est pire. A moins d'avoir des cuissots en béton, impossible d'emmener des
braquets "raisonnables". La moulinette est mon amie. En plus le terrain là-bas est encore relativement gras, juste ce qu'il faut pour rendre la progression encore plus
dure.
L'essentiel est tout de même le résultat puisque j'ai rajouté 35 km à mon compteur. J'ai donc - enfin - dépassé les 300 km.
A ce rythme, j'en aurai 750 avant les CDS, cool :-)
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