
On se dirige ensuite vers « les promenades » où sera donné le départ. Une dernière photo et c’est parti pour une belle aventure vététesque.

Belle image de ce très long peloton de plus de 500 personnes dans les vieilles rues de Dieulefit et très vite on arrive dans la zone où comme prévu se présente un bouchon. Heureusement, ce sera
le seul de la journée. On commence l’ascension, les bikers (prononcez « biquet ») de Noisy sont déjà devant tandis que Joël et moi, comme à notre habitude, gérons notre effort. Malgré
tout, un léger doute s’installe car contrairement à mercredi, les jambes font un peu mal.
Après une montée sur le bitume, on tourne à droite pour passer un gué. Je suis bien en ligne, mais je ne sais pas ce qui se passe, la roue avant ripe et je chute instantanément dans l’eau. Le vététiste qui me suit fait pareil, et Joël, dans sa roue, goutte aussi à cette eau bien fraîche. Un très beau strike !
On remonte sur le vtt et
on repart sur une montée en single pendant laquelle on suit 2 féminines du club de Malsherbes que l’on reverra souvent pendant ces 3 jours. On les dépasse à la faveur d’une superbe accélération
lorsque le chemin se fait plus large. On attaque alors une belle descente où l’on commence à lâcher les freins qui sera suivie, bien entendu, d’une remontée. Joël a encore le sourire, surtout
qu’au loin on aperçoit Thibaut, Hervé, Greg et Pascal.

Trop forts que nous sommes, on les a déjà rattrapés bien que ce soit à la faveur des nombreuses crevaisons de Thibaut. On se retrouve donc un bon petit groupe pour rouler ensemble. Joël se sent
du coup pousser des ailes. dans la petite descente il talonne Thibaut pour lui mettre la pression, tandis de Pascal se faufile tranquillement entre les arbres.

On reprend la montée

Là, avec ses jambes de feu Joël m’attaque dans la côte, je suis obligé de sprinter pour ne pas me laisser passer.
On plonge ensuite dans une belle descente pierreuse pour rejoindre le premier ravitaillement.


Ça attaque fort, la roue avant ne touche pas le sol !
et on peut sourire

même si certains assurent le pied sorti.

On arrive à St Férreol où se trouve le premier ravito. Il est complet, il y a du sucré, du salé, de l’eau, des sirops, bref très bien.
On repart pour une longue
remontée. La chaleur commence à être très présente, d’ailleurs ça rigole moins dans le groupe. Il faut dire qu’on a déjà 1400m D+ dans les jambes.
Avec Pascal, on ouvre la voie. On fait une pause au milieu pour que certains récupèrent

Arrivés en haut, on attend un bon quart d’heure que tout le monde se regroupe.



Il y a déjà des dégats dans le peloton.

Heureusement, on enquille ensuite dans une descente pour rejoindre le second ravito. Juste avant, il y a un beau passage en balcon dans lequel Thibaut se fait violence pour nous suivre et ne pas
descendre de vélo.

Le ravito se situe près d’un lac, c’est magnifique et propice à la flânerie, même si nous ne sommes pas en état. On a rejoint Dominique qui en profite pour se baigner comme un certain nombre de
concurrents.

Compte tenu de la chaleur qui règne (plus de 30°, avec des pointes à 40°) c’est sûr que ça doit faire du bien.
Après ½ heure de pause,
on s’attaque au morceau de choix de la journée avec une ascension de plus de 800m. D’ailleurs beaucoup de participants arrêtent l’étape ici et se font rapatrier à Luc en diois (petits joueurs…).
Ça commence par une longue partie sur bitume. Je me cale sur mon rythme et en avant la machine. Hervé m’accompagne un moment puis se laisse glisser. L’écart avec les autres est déjà fait, sauf
Pascal, qui en bon grimpeur, revient presque sur moi. On attaque alors le chemin, la chaleur se fait oppressante. Pascal décroche un peu, je ne vois plus les autres, mais je sais que Joël est en
bonne compagnie. A mi-côte, je fais une pause, c’est quand même dur.

Pascal me rejoint un peu après. Pas de nouvelles des autres. En repartant je les vois 100m plus bas qui font aussi une pause. Pascal finira avec eux. Je roule, mais j’ai du mal. J’ai l’impression de me trainer. Je fais 2 km en 20 minutes et je fais une courte pause pour prendre un gel. J’apprendrai plus tard que les autres ne font que des tronçons de 500m avant de s’arrêter à l’ombre. On arrive ensuite à un long portage/poussage qui a du faire mal à pas mal d’organismes. Sur ce genre de passage, ma pratique de la randonnée pédestre en montagne m’est bien utile. Je dépasse d’ailleurs des concurrents à bout de force. Malgré tout, cela semble interminable. Je commence à m’inquiéter pour les autres, vu l’état dans lequel ils étaient. J’arrive enfin au col où j’attends un peu.



Hélas, personne n’arrive. Je décide donc de terminer l’étape seul en y allant tranquillement dans la descente. Le début est très roulant, ça fait du bien. On atteint ensuite rapidement un sentier
assez technique et pas évident à négocier compte tenu de la lucidité en baisse. J’assure les passages tendus pédibus, je tiens à terminer les chemins du soleil cette année. On arrive ensuite sur
une route où on peut faire tourner les jambes, un dernier passage en tout terrain et c’est enfin l’arrivée au camping de Luc après un peu plus de 9h d’efforts.
Alain bien évidemment est déjà arrivé, douché, massé. Je me ravitaille. Hervé arrive, suivi de Dominique. Thibaut et Pascal en terminent un peu après, puis Joël et enfin Greg. On se serait cru à l’arrivée d’une étape de montagne avec les arrivées échelonnées…en fait, c’était le cas !

Évidemment il y a la queue aux douches, pas très agréable vu les efforts fournis, mais au camping, tout le monde était à la même enseigne.
On part ensuite au diner, avec au menu :

Avant de dormir, on se fait une séance compex.

On échange aussi ses impressions

La journée a été rude, mais magnifique, et pour ma part, je suis bien. Par contre, demain je roulerai avec Joël compte tenu de son état de décomposition avancé…
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