Overblog Tous les blogs Top blogs Sport Tous les blogs Sport
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Publicité
  le blog teethbrush

Les aventures VTT d'un groupe de randonneurs

Rando dans le Val d'Oise

Publié le 14 Septembre 2009 par thierry

Pour arriver à l’heure au rendez-vous, j’avais mis le réveil à 5h30. Il faut déjà être bien cinglé pour se lever à cette heure un dimanche matin. Mais 10 minutes avant, une sévère migraine m’obligeait à me lever. Bienvenue chez les fous.

Après un petit voyage de 75 km (!), j’arrive à Cormeilles en Vexin à 7 h, un peu trop tôt, mais il y a déjà quelques personnes. Je me prépare tranquille, Joël arrive puis un peu plus tard Gégé et Bruno. On se prend un café (ben oui, c’est une rando) et on démarre à 7h40. La première partie n’est pas très intéressante. Beaucoup de traversées de champs, de la route, juste un petit single le long de la voie de chemin de fer à se mettre sous la dent et on arrive au premier ravito à plus de 20 km/h de moyenne avec à peine 100m de D+, on a du mal à croire qu’il y en a 1200 au programme… Gégé et Bruno, même s’ils sont à distance, suivent.

 

On repart du ravito en entamant un petite côte que l’on monte à bon train. Un petit passage dans les bois et on bifurque à gauche pour une partie de fun absolu. En fait on entre dans un bois qu’un propriétaire a aménagé pour les courses de XC du Val d’Oise Trophy. A la première cassure, je me laisse surprendre en freinant des 2 freins, mais il faut tourner en bas, et je rate le virage. Pas grave, je repars et c’est la grande régalade. Je suis pressé par 3 gars de club. Fidèle à mon principe de ne pas gêner, je les laisse passer et poursuis tout le circuit dans leurs roues. C’est un festival de cassures, de virages, de marches, de racines. Je suis super bien en rythme, malgré des pulsations cardiaques déraisonnables. Je ne lâche rien à mes trois compétiteurs. Derrière, le trou est fait. Descente avec quelques bosses que pour une fois j’avale au lieu de sauter pour conserver le contact, et fin de partie. Je discute avec les furieux qui me disent que dans la boue c’est un tout autre ressenti, je veux bien les croire. J’aperçois Joël sur le circuit qui en termine. En tout cas, moi j’ai a-do-ré.

On poursuit dans la forêt, on attaque une côte détruite par les engins forestiers. Heureusement que c’est sec, car dans la boue je pense que le chantier serait tel qu’on ne pourrait pas progresser. Un peu de champs, puis on attaque une longue côte en sous-bois qui se monte au train. Arrivé en haut, j’attends mes compères qui n’arrivent pas. Je retourne sur le circuit, Joël a crevé. On répare, on repart, mais pas pour longtemps, j’ai crevé et comme je n’ai pas roulé, le produit anti-crevaison n’a pas fait effet. Je mets du produit en bombe, un peu d’air et c’est –enfin !- reparti. Un peu plus loin, c’est la séparation 50/70. On quitte donc Gégé et Bruno pour continuer à 2. Hélas, mon pneu arrière donne de nouveaux signes de faiblesse. Je m’arrête pour regonfler, il semble que la valve perd un peu d’air, je la revisse pour espérer ne plus subir ce désagrément.

On continue à bonne allure, même si dans les côtes, Joël commence à marquer le coup. Dans une descente, c’est à Joël de crever de nouveau. En réparant, je m’aperçois qu’effectivement, son pneu est particulièrement difficile à enlever, la faute à sa jante haute et étroite. Ça m’apprendra à le chambrer…

 

On repart, un peu plus loin on rencontre enfin un chemin boueux, normal, c’est le val d’Oise. On atteint ainsi le second ravito, au bord d’un lac. Le temps de se restaurer et c’est reparti.

Un peu de route, une côte, une descente prise trop rapidement ce qui nous fait manquer le virage, un  sentier, une légère côte, quelques traversées à travers champs, de nouveaux des côtes et à chaque fois un Joël de plus en plus mal dès que la pente s’élève ne serait-ce qu’un chouïa. On rejoint le circuit des 50 km, juste au moment d’une côte, je passe beaucoup de monde, mais Joël n’y arrive pas. Je l’attends à chaque fois en haut. Cette partie est presque entièrement en forêt, ça dépote quand ça descend ou sur le plat, par contre, quand ça monte, c’est une autre histoire. On arrive alors au troisième ravito.

 

Joël fatigue de plus en plus, à la faveur d’une descente, il va à la faute et chute en voulant éviter un arbre, rien de grave heureusement. Le circuit est cependant exigeant pour des organismes fatigués. Ça monte assez souvent, même si les pourcentages ne sont pas énormes et forcément derrière, on s’amuse dans les descentes On attaque ensuite, une très longue montée régulière. Je me sens bien, je reprends un à un tous mes prédécesseurs si bien que j’attends très longtemps en haut. Joël arrive, la mine déconfite, il s’arrête d’ailleurs pour finir son gel. Heureusement, la fin est proche. Dans la dernière côte (enfin faux plat), Joël dépose des vététistes encore plus à l’agonie que lui, énorme ! Il ne reste qu’un peu de route avalée à plus de 30 km/h et c’est l’arrivée.

 
Bonne randonnée, pas inoubliable (sauf le circuit XC), mais sympathique. Peut-être un peu trop de champs et de route à mon goût, mais il y avait quand même de quoi faire. La satisfaction est qu’aujourd’hui je peux faire des rando de 70 km en ile de France sans que cela me coûte, c’est bon signe pour la fin de saison. Pour Joël en revanche, il y a un peu d’inquiétude…



 

Publicité
Publicité
Commenter cet article
Publicité