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  le blog teethbrush

Les aventures VTT d'un groupe de randonneurs

le jeudi

Publié le 24 Mai 2007 par thierry in teethbrush

Le jeudi :

 

Comme convenu, Joël me rejoint chez moi vers 9h30. On charge la voiture, on boit une boisson chaude et on prend la route vers 10h15. Le ciel est très gris, mais il ne pleut pas. Le trafic est dense sur l’autoroute du sud à cause des départs du week-end de l’ascension. Thibaut nous passe un coup de téléphone, ils sont partis plus tôt avec le camping car et sont environ 150 km devant nous. Même s’ils roulent doucement, peu de chances qu’on les rattrape. En passant dans le Morvan, comme par hasard (j’ai plein de mauvais souvenirs météorologiques dans cette région) la pluie fait son apparition, ça ne présage rien de bon pour la suite.

 

On s’arrête à une station service pour manger et là un petit drame de la vie quotidienne se joue devant nous. Une personne dans une belle Mercedes toute neuve recule pour sortir du parking, alors qu’une camionnette passait derrière. Coup de klaxon du conducteur de cette dernière, la Mercedes s’arrête, laisse passer la camionnette, fait sa marche arrière, enclenche la première et va volontairement percuter la camionnette ! Avec Joël, on hallucine ! Lorsqu’on voit que la mercedes a passé la marche arrière, on s’inquiète un peu car on est juste derrière et on ne voudrait pas qu’il nous abîme la voiture. On se gare donc rapidement, et on va se restaurer.

On reçoit un appel de Thibaut, finalement, le camping-car est derrière nous ! On leur propose donc de s’arrêter au même endroit, histoire de boire le café ensemble. Pendant que nous finissons le repas, Alain, les 2 Hervé et Thibaut inspectent nos vélos. Quand on arrive, ils s’inquiètent de l’état des galets de dérailleurs de Joël. En effet, ceux-ci sont ronds !! Bien joué la vérification du matériel ! Si je l’avais vu en chargeant son vtt, j’aurai pu lui donner mes anciens, mais ma confiance en Joël est aveugle !  

 

 

On repart sous la pluie, toujours. Joël est soucieux, l’histoire de ses galets le travaille beaucoup. Il espère pouvoir les changer à Die. Je sais qu’il y a un vélociste, par contre, pas sûr qu’il soit ouvert le jeudi de l’ascension, même s’il y a le départ d’une épreuve dans la ville le lendemain.

 On sort de l’autoroute, après un dernier bouchon, et le soleil fait une timide apparition au travers de l’épaisse couche de nuage. Ça nous met du baume au cœur. Avec  un peu de chance on roulera au sec.

 On arrive à Die et là, c’est le choc ! Dans la ville, il y a des petits pelotons de cyclistes partout, avec des maillots de club, hyper affutés, les jambes rasées. Vu l’état de leur vélo, ils sont allés faire du vtt pour se « décrasser » et retrouver la forme après le voyage. On récupère les dossards, les tee-shirts et les magnifiques bob Skoda, et on va au camping. Là, il y a des teams ! les vélos sont alignés sur des pieds, beaucoup de monde fignole les derniers réglages, ça ne sent pas l’amateurisme tout ça. On se dit qu’il n’y a que des « killers » et qu’on va faire peine à voir demain.  

 

 

 

On s’installe, le camping-car arrive un peu après.

 

On va voir le marchand de vélo, il est bien sûr fermé. Vient ensuite l’heure du briefing par le directeur de course qui nous prévient d’un passage délicat, à flanc de montagne avec 300 m  de vide sur le côté. Ce n’est pas fait pour rassurer Thibaut qui est sujet au vertige. Ça le travaillera d’ailleurs toute la nuit.  

 

On mange ensuite un repas frugal vu ce qui nous attend (ravioles de Die, tomates, part de camembert,  tarte aux pommes) Evidemment, dans la file d’attente, il y a toujours des plus malins que les autres, enfin, on ne va pas s’énerver pour ça !

 Quand on revient, les 2 Hervé et Annick, notre accompagnatrice, mangent dans le camping-car.

 

 

 

 

Bonne nouvelle, Alain avait de vieux galets dans une boîte, et on peut les monter sur le vélo de Joël. Ça le rassure !

 

 

 

On prépare déjà les affaires pour le lendemain car le départ est à 8h, et il ne faudra pas perdre de temps. Joël nous fait admirer sa réserve de barres énergétiques et autres gels, il y en bien 3 kg !

 

 

 

La nuit sera difficile, d’abord parce qu’on est en camping, et ensuite parce que il y aura énormément de vent. Mais demain est un autre jour, et une sacrée épreuve nous attend !

 

 

 

 

 

 

 

 

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