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  le blog teethbrush

Les aventures VTT d'un groupe de randonneurs

vendredi, 1ere étape

Publié le 24 Mai 2007 par thierry in teethbrush

Vendredi, réveil à 6h00. La nuit très ventée a eu un effet bénéfique, elle a chassé les nuages et c’est un ciel bleu qui nous accueille à la sortie de la tente. On s’habille, on se rend à la salle pour manger. Boissons chaudes, jus d’oranges, tartines et céréales sont proposés. Malheureusement il n’y a que du lait chaud, je ne mangerai donc pas de muesli.

 

On voit des « athlètes » habillés comme des champions, ça a l’air sérieux ! On rentre ensuite au camping où tout le monde s’affaire aux rangements et aux derniers préparatifs.

On plie les tentes, petite photo de groupe et on se rend au départ, sur la place de la cathédrale à Die, qui est envahie par 400 vététistes.

A 8h02, le départ est donné et on s’élance dans les ruelles de Die, c’est assez chouette de voir tant de vététistes. On sort de la ville et on entame une légère montée vers l’abbaye de Valcroissant. Ensuite un rétrécissement à l’entrée d’une montée génère un bouchon ! J’espère que ce n’est pas le syndrome du roc d’azur et qu’on ne va pas rencontrer des bouchons durant tout le parcours. Un peu plus loin, on prend en descente un chemin sur lequel Valérie avait jeté son vtt en 2005 tellement elle en avait marre des côtes des environs de Die.

 

On chemine ensuite tranquillement vers Chatillon en Diois sur chemins larges et routes, on prend ensuite un sentier, plutôt descendant à flan de montagne, et là stupeur ! Au lieu d’avoir le cœur qui descend en pulsations, il reste haut perché, la crispation sans doute ! Joël est dans la même configuration. C’est un peu inquiétant pour la suite.

 

On s’arrête pour enlever les manchettes, et s’alimenter une première fois car une montée de 10 km pour 700m de D+ nous attend.

 

Le début se passe bien, on monte en rythme, assez régulièrement malgré les différences d’inclinaison. On s’arrête quand même un peu pour soulager les fessiers et on en profite aussi pour prendre un peu d’énergie. On reprend la côte toujours en rythme et ça se passe plutôt bien. Il y a un passage en corniche assez impressionnant que nous passerons tantôt à pieds, tantôt sur le vtt.

On apprendra plus tard que Thibaut, complètement stressé par le vertige fera tout ce passage uniquement à pied. C’était de toute façon la solution la plus sage car la crispation peut entraîner des erreurs de trajectoires, et là c’était une chute de 300m qui l’attendait…

 

Cela fait 3 heures maintenant que nous roulons. En haut, le ravitaillement nous attend avec une désagréable surprise : il n’y a plus d’eau et même plus d’oranges pour avoir un peu de liquide ! On se restaure quand même en faisant une bonne pause. La descente qui nous amène à Luc en Diois se passe bien, Joël est encore un peu crispé, mais pour ma part, ça va. Arrivés à Luc, la place du marché avec la fontaine est prise d’assaut par une horde de vététistes. On remplit bidons et camelbak, et on se rend vers le clap de Luc et le saut de la Drôme. Avant d’arriver là, un passage nécessite de pousser le vélo. Derrière nous, un vététiste plus malin que les autres fait son petit cinéma pour rejoindre ses potes devant. On le laisse passer au moment où on remonte sur le vélo, il est juste devant moi. Un peu plus loin, un photographe est posté au niveau d’une petite marche et évidemment le zigoto chute ! La classe des vététistes grandes gueules dans toute sa splendeur !

 On s’arrête un peu plus loin pour enlever un caillou qui empêchait le fonctionnement de mon dérailleur avant.

 

On repart pour monter au saut de la Drôme. Pour l’avoir fait 2 ans auparavant à pieds, je sais qu’il ne passe pas sur le vélo, c’est donc un petit portage acceptable de quelques minutes qui nous attend.

On monte ensuite légèrement.

Cela fait maintenant 5 heures que l’on roule, on a fait 50 km, et il nous reste les montées vers Valdrôme qui représentent environ 1200 m de D+. Le profil de l’étape dans la poche nous aide à gérer les différents arrêts ravitaillement mais surtout nous annonce la difficulté. On entame donc la première des montées, avec des passages au pourcentage fort prononcé. On roule (et on marche) globalement avec les mêmes groupes de vététistes. Dans la petite descente qui suit, il y a une fontaine où quelques vététistes font le plein. On en profite aussi pour s’arrêter, remplir le camelbak et se refaire un bidon de boisson énergétique. Il fait chaud, aussi la consommation d’eau est importante. Un peu plus loin, il y a le deuxième ravitaillement de la journée. Malgré notre pause récente, on s’arrête tout de même pour manger un peu de salé (fromage, saucisson, pain), on commence aussi à en avoir marre mine de rien. La montée suivante dure 5 km pour 400 m de D+. On l’entame tranquillement et on roule à notre rythme. On fait une pause ravito au milieu et on continue. On voit des « poulettes » comme dit Joël qui nous impressionnent, notamment une équipe de 2 hollandaises et une belge avec son mari qui montent toujours sur le vélo. En haut de cette montée, c’est un arrêt organisé ! Beaucoup de concurrents récupèrent à l’ombre des arbres avant de faire la descente. On en profite pour se refaire le plein d'énergie.

La suite du parcours, plutôt descendante, est très ludique, avec des passages en sentier, très sympas. Je roule pas mal dessus et j’ai l’impression que Joël ne me suit plus.  Je m’arrête donc pour attendre, et je ne le voit pas arriver. J’espère qu’il n’a pas eu de pépins. Quelques minutes après, je vois les hollandaises s’approcher et Joël juste derrière. Il a eu un petit coup de moins bien, mais la vue des cuissards féminins lui a permis de se remotiver et lui a même donné le sourire J 

 

On continue ensemble et on arrive de nouveau sur une belle montée. Là on commence à en avoir vraiment marre, ça fait 7h30 qu’on est parti. Les « ça ma gave » fusent. Le plaisir est complètement absent. Comme à notre habitude on s’arrête à mi-côte. J’en profite pour faire des étirements et faire craquer mon dos. On se restaure et on remonte sur les vtt. On finit la montée et c’est une descente sur chemin forestier qui nous attend. Joël a semble-t-il retrouvé sa confiance car il va vite dans cette partie.

 Que croyez-vous qu’il y a après cette descente ? et bien oui, une montée, en plein soleil, et malgré les paysages magnifiques, on en a vraiment marre ! On s’arrête une nouvelle fois pour se restaurer, prendre des photos et bien sûr se reposer.

 

  

On repart pour finir cette étape qui n’en finit pas. On monte, on monte, et on rejoint enfin une piste verte qui nous descendra tant bien que mal jusqu’à la station Valdrôme. On finit en 9h15, éreintés, à bout physiquement. On retrouve Thibaut et Hervé qui sont arrivés 25 minutes avant nous. On se refait une petite santé avant de rejoindre le campement. Pendant ce temps des concurrents continuent d’arriver, la journée a été dure pour bon nombre d’entre nous !

Au final, 84,5 km pour 2915m de D+. Une belle étape, mais les 20 derniers kilomètres étaient de trop pour notre niveau d'entrainement.

 

 

 

 

 

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