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  le blog teethbrush

Les aventures VTT d'un groupe de randonneurs

Le roc d'azur

Publié le 18 Octobre 2007 par thierry in teethbrush

Ce dimanche, c'est le Roc d'azur, l'épreuve reine pour certains, l'occasion pour nous de finir en beauté un week-end au soleil !
Le départ des élites est prévu à 9h30, d'après nos calculs nous devrions partir vers 10h ou 10h15. Du coup, on se reveille assez tôt pour avoir le temps de digérer le petit déjeuner. Là, je fais une petite erreur à savoir boire 2 thés au lieu d'un seul. L'action diurétique va faire effet jusqu'après le départ. Bien joué Thierry ! En tout cas, comme c'est dimanche, on a droit à un croissant. On remonte ensuite se préparer, puis on récupère les vélos et direction Fréjus. On s'arrête en chemin pour voir passer les élites et admirer le travail bien physique des photographes : leur voiture arrive, ils en sortent en trombe, prennent quelques photos au virage, courent vers la voiture et repartent à un autre endroit stratégique... l'hélicoptère nous survole aussi, mais ce n'est pas pour nous bien évidemment.
On arrive au départ juste à temps pour se mettre sur la grille. On branche le cardio, un petit coup de boisson enérgétique et c'est parti. L'objectif aujourd'hui : bien rouler et se faire "plez..." comme dit le speaker. Ça part vite devant avec Thibaut tandis que Joël et moi roulons à notre rythme. Sortie de la base nature et arrivée de l'emmerdeuse juste sous le pont. Une étrangère et son copain font à peu près n'importe quoi et nous cassent les oreilles avec leurs klaxons, aie aie aie. Camping et première côte avec des spectateurs et la furie qui crie et actionne son pouet pouet à tout va, l'horreur ! Dans la descente, je fais un petit saut pour les photographes alors que devant moi Joël enroule tranquillement, dommage !
On enchaine le single, ça ralentit pas mal, et... "pouet pouet", c'est pas vrai qu'elle est encore là !
On arrive encore vers des photographes, je prends la pose sur la petite descente, bien derrière la selle, clic, c'est dans la boîte !
Dans la suite de la descente, les bénévoles nous demandent de ralentir, tout le monde s'exécute, sauf les 2 loustics, décidement, ils en tiennent une sacré couche. En plus ils manquent d'en mettre certains au tapis tellement ils maîtrisent... Evidemment, ce qui devait arriver arriva. Dans un petit raidard la miss part à la faute et tombe, c'est bien la peine de faire autant de cinéma...
On continue dans le flot de vététistes jusqu'à la descente du Fournel, les deux trajectoires simples sont prises par des piétons, je ne tente pas le milieu, je passe donc à pieds. Cette année je ne l'aurai pas descendu sur le vélo, ni sur le marathon, ni sur le roc :-( . Joël, lui, a trouvé une ouverture et peut aller jusqu'en bas. On continue ensuite jusqu'au premier arrêt ravitaillement. Au moment où l'on repart, on entend de nouveau des "pouet pouet", ouf, ça devrait être la dernière fois qu'on doit subir ces pénibles.
Direction donc la Flûte et sa file ininterrompue de vététistes. Comme à notre habitude, on monte au train (euh, petit train), doublant des vététistes plus lents ou à pieds et nous faisant doubler par des avions partis dans les vagues suivantes.
Les efforts du vendredi se font ressentir quand même au moment de doubler hors trajectoire. Ça manque de puissance et le coeur répond moins bien. Du coup, je reste sagement dans les roues et ne fais l'effort que lorsque c'est facile de doubler. A 50 m de la fin, le gars devant moi pose pieds : je gère, je fais comme lui. Joël par contre poursuit son effort, purée, il est en forme le bougre ! On se rejoint en haut. On entame la descente mais on évite le goulet qui a causé tant de bouchons l'année dernière, ce n'est pas plus mal. Dans la descente, je reste sagement dans les roues de mes prédécesseurs, même si ça pourrait aller plus vite. A un moment, je vois quelqu'un partir hors trace sur ma droite. C'est Joël qui balance les watts, hallucinant. Mais il a vraiment la forme là !
En bas il me dit qu'il va tous les exploser, et qu'il se fait "plez". Ok, mais à ce rythme je ne sais pas si je vais tenir moi. On continue sur un bon rhytme (pour nous). Dans une côte, on passe toute une file sur le bas côté. Un concurrent parti en première vague crée en fait un mini-bouchon, mais comme ça roule, et qu'en plus on peut doubler, pas de problème. Ce qui est incroyable en revanche, c'est de voir comment, un seul concurrent peut causer un tel ralentissement.
On arrive au 2ème ravito. Un petit tour de polar, et je m'aperçois que je vais un peu moins vite que sur le marathon en vitesse moyenne, étonnant. On se restaure et on repart. Au même moment un gars part à la faute bêtement, heureusement sans gravité, merci le casque. Ça descend sur un petit single et un concurrent fait la course avec moi. Chaque fois que je me porte à sa hauteur pour le dépasser, il me ferme la porte. Du coup, Joël qui est devant prend une belle avance. Je le rejoins dans la côte suivante. Au moment où on bascule, même topo que tout à l'heure, je suis derrière 2 gars qui avancent moins vite que nous, mais je ne les double pas et reste sur la trace. Joël ne l'entend pas de cette oreille et passe encore une fois hors trajectoire à droite. Bon ben cette fois, je fais pareil, gazzzzzz. Et là, c'est le panard. Jusqu'à la côte qualifiée de "très difficile" dans le guide du roc, on avionne comme des fous, cool !
Arrive alors cette fameuse côte qu'on avait, pour notre part, déjà prise vendredi. En restant sur le vélo, on va passer un nombre incalculable de vététistes à pieds. La fatigue commence à user les moins aguerris. Pour autant, je me contente de mouliner, je n'ai pas non plus une super pêche, il ne faut pas croire ;-). N'empêche qu'on met tout le monde minable, et puis c'est tout :-)
La suite, majoritairement sur sentiers nous amène au troisième ravito sur lequel j'arrive quelques instants avant Joël. Il m'avoue que c'est dur, je lui rétorque que pas du tout, on va rouler ensemble jusqu'à l'arrivée et ça va le faire.
On repart, descente caillouteuse, Bougnon où il y reste encore plein de monde qui était venu voir les élites. Là l'ambiance est surréaliste. Les gens nous encouragent et du fait de notre vitesse très... lente, ont le temps de voir les prénoms sur la plaque pour lancer des "Allez Thierry". Bon, ben j'accélère un peu pour doubler les deux gars devant moi. Long plat après le bougnon, sentier ensuite où le rythme est moins élevé. petit raidard que l'on passe presque entièrement sur le vélo avec Joël alors que beaucoup sont à pieds. On roule en haut des collines puis on descend ensuite à la queue leu leu dans un sentier vers le lotissement. Montée sur la route, ça passe; raidard à gauche pour prendre le chemin, ça passe; pente faible, ça passe; faux plat, ça passe toujours; pente de nouveau forte; ça passe encore; un peu avant le virage à droite, ça ne passe plus. Joël qui attendait que je mette pied à terre descend lui aussi de vélo.
Après un dernier faux plat montant on arrive au ravito. Joël me dit qu'il est mort, qu'il n'en peut plus. Je passe en mode coaching, je lui dis de tout donner, qu'on va les exploser, et qu'on finira ensemble l'épreuve. Il mange alors un gel coup de fouet et un acti-food. On repart, il ne reste plus grand chose. Le premier raidillon passe sur le vélo, le second, je pose pied à terre comme tout le monde, lui passe à droite et monte sur le vtt !!!! Pour quelqu'un qui était mort il y a 2 minutes, c'est fort ! Il est maintenant devant moi. Le troisième raidillon se présente, il passe à droite et cale à 5 m du haut, je passe à gauche sur le vélo, non mais qui c'est l'patron ici ?!?. On enquille ensuite pour descendre sur la route Joël passe devant, quelques passages tout terrain, le petit pont de bois, il imprime un rythme fort. On longe la nationale, je suis obligé de descendre 2 pignons pour le rattraper, on bifurque vers la plage, je me porte à sa hauteur, il est complètement essouflé, limite de l'athsmatique, il ne va quand même pas me péter une durite ? En tout cas pour un gars qui n'en pouvait plus il est très fort ! 
On passe sur la plage, le chemin des douaniers, de nouveau la plage, mais sans courir, Joël n'en peut vraiment plus.
 La sortie de la plage, sur le sable humide se fait sur le vélo, Joël impressionne d'ailleurs 2 admiratrices, comme je suis derrière, je leur donne son prénom, normal. Sur la piste cyclable, j'imprime le rythme pour qu'on avance, sans s'essoufler. Une fille crie "vas-y chéri !... ah non, c'est pas lui", trop drôle ! On arrive sur la base nature, c'est la dernière ligne droite, on passe la ligne ensemble; c'est fini en 4 h19m47s pour Joël et 4h19m58s pour moi  (problème de chronométrage).
Thibaut a fini en 3h50m01s, en ayant fait une belle chute. Hervinator termine comme un avion en 3h24m56s. Un peu plus tard, Alain parti en dernière vague franchit la ligne en 3h26m06s. Il aura passé l'épreuve à doubler, l'essentiel c'est qu'il ne soit pas "entamé physiquement" (sic)...
 
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