Samedi matin, le réveil est calé sur 8h00. On a passé une bonne nuit (merci le roc marathon), et le matin on a quelques courbatures aux jambes pour descendre au petit déjeuner.
Le programme de la journée n'est pas trop chargé : petit tour au salon du roc le matin et rando rouge l'après-midi, ça ne devrait pas trop nous entamer. On prend donc notre temps. Pendant que Joël fait sa lessive, d'autres s'occupent de leur vélo. pour ma part je glandouille tranquillement.
Vers 10h, on prend les vélos pour aller au salon. On regarde un peu le matériel et les vélos présentés, Joël teste une boisson énergétique.
Avis aux mécènes : j'ai bien flashé sur l'Epic marathon ou expert (carbone ou alu). je suis prêt à accepter un taille L sans aucune condition. A vot' bon coeur...
Vers midi, on est au niveau des stands extérieurs, c'est à ce moment que commencent les apéros. On passe donc un peu de temps au stand des Gets (saucisson et fromage) du Doubs (vin du jura, saucisse et fromage) et enfin du lac blanc (bretzels, crémant d'alsace, lardons et munster). Y'a pas à dire, c'est tout de suite plus convivial...
Il est ensuite temps de retourner vers St Aygulf pour le déjeuner prévu à la terrasse de la pizzeria. On peux y voir les concurrents de la rando noire et du roc dame à la sortie de la plage prendre la direction du chemin des douaniers. A en voir certains, il est temps que ça se termine !
Après avoir réglé l'addition, on va se préparer pour la rando rouge. Aucun stress puisqu'on y va uniquement pour tourner les jambes tranquillement. L'objectif est juste de sortir assez vite de la prairie et d'enquiller la seule montée pour ne pas être gênés dans le sentier suivant qui redescend sur St Aygulf.
Sur le chemin de l'aller mon vélo grince comme pas possible, sans doute la poussière d'hier a-t-elle grippé les joints de l'amortisseur. Au moins, on ne me perdra pas :-)
A 15h on est sur la grille, les gars de Noisy un peu devant Joël et moi. Au son de la trompe, ils partent comme des furies. Après un km, on les voit 200 m devant nous. On ne doit pas avoir la même notion du "tranquillement", car même nous, nous n'amusons pas le terrain pour sortir assez vite. Pas de pied à terre pour passer sous le pont, exploit ! On passe ensuite au camping, entourés de jeunes vététistes de différents clubs. La montée se présente devant nous, ça part fort pour les enfants, mais les uns après les autres; ils explosent en vol ! Manque de puissance à cet âge-là ;-)
On les passe donc, on arrive en haut, Joël est un peu derrière, petite descente, remontée, ça devrait le faire, il n'y a pas grand monde juste devant. On attaque la descente, un peu vite pour un vététiste devant nous qui se met au tas. Pas de pitié, on le passe (en fait, on lui a demandé si tout allait bien). Ça continue, tout petit coup de cul, ça coince devant, mais on arrive à passer entre les vététistes, on est alors seul jusqu'aux marais, cool ! Après, c'est la balade, plage, chemin des douaniers, piste cyclable où l'on se fait dépasser par une femme, ce qui vexe un peu Joël (macho !). Son pilotage hyper-technique nous éblouît, elle passe à pieds la micro descente de 3m après le pont ! bon ben on va repasser devant alors...
En arrivant vers la prairie, au lieu de longer le canal comme l'année dernière, on part à l'opposé. on rentre ensuite dans un petit bois sur un single sympathique et soudain, vision d'horreur ! Un passage boueux d'une cinquantaine de mètres, les deux vététistes devant moi coincent dedans, je passe et sors dans la prairie. Je me retourne et je ne vois pas Joël, lui aussi aura coincé dans ce passage. Je passe la ligne en encourageant des enfants de 4/5 ans participants au kid roc qui arrivent eux-aussi, Joël suit à quelques encablures. Ceux de Noisy sont arrivés depuis pas mal de temps déjà. Au lieu de 22km, on n'aura parcouru que 18 km, enfin, vu le bruit de mon vélo ce n'est pas de trop.
On récupère les ti-shirts et direction l'hôtel pour préparer les vtt pour le lendemain et aussi essayer de supprimer ce grincement désagréable.
Alors que je commence à sortir l'amortisseur de son logement, je m'aperçois que la vis basse de fixation d'amortisseur est cassée, avec un seul filet du pas de vis qui tient l'ensemble. Catastrophe ! Le roc demain, c'est mort pour moi :-( Là, les autres me disent d'aller vite au stand Spécialized du roc, ils devraient pouvoir m'arranger ça. Il est 17h, on a encore une heure pour tenter le coup.
On part donc Joël et moi, en l'état, en direction de la base nature de Fréjus. Je me dis que finalement, il valait mieux que ça m'arrive maintenant que sur le parcours le lendemain, car là c'était abandon assuré, en plus comment rentrer à la base nature ensuite? Pas question que je monte derrière une moto comme j'en ai vu hier vélo sur l'épaule, j'ai trop peur !
On arrive au stand Specialized, désert. Juste 3 personnes dedans. J'expose mon problème à un mécano français qui me dit ne certainement pas pouvoir faire grand-chose pour moi. Il cherche et finit par trouver une vis au filetage complet, mais trop courte pour être fiable sur le parcours du lendemain. Dans ma tête, ça peut me dépanner pour faire le roc tranquille, le problème est que le morceau cassé est resté coincé dans la biellette, et ni eux ni moi n'avons d'outil pour l'extraire.
Devant mon air dépité, le gars va consulter un mécano américain, un peu âgé qui décompressait de sa journée sans doute difficile. Il vient voir, examine vite fait le vélo et demande à ce qu'on le rentre dans le stand. Il sort un pied d'atelier et installe mon vélo dessus. Là, on a une image incroyable. Dans le stand spécialized, il y a deux vtt qui trônent chacun sur un pied d'atelier, mon stumpjumper et l'epic de Christoph Sauser, déjà prêt pour demain ! La classe absolue ! Surtout que pendant une demi-heure, le mécano va s'acharner pour enlever enfin cette foutue vis. Il sera même aidé un temps par le mécano de Sauser en personne venu le rejoindre sur le stand.
Au moment de me rendre le vélo avec la vis trop courte, le gars est rappelé par le mécano de Sauser, il remettent le vélo sur le trépied et bricolent encore dessus. Finalement, il me ramène le vtt en me disant que tout est réglé. Je lui demande si la vis va tenir, il me répond "c'est bon, vous êtes en configuration racing, il y a une vis en titane de la bonne longueur". Ils ont été chercher dans le stock des pièces pour Sauser la vis qui va bien ! Ça va d'un coup super bien dans ma tête ! Je pourrai faire la course demain. En plus, ils ne veulent rien me faire payer, sinon un coup à boire promis pour le lendemain.
C'est génial ! comme quoi il y a des gens prêts à rendre service. Sur le chemin du retour on délire à plein avec Joël sur cette vis en titane grâce à laquelle "je vais tous les bouffer demain, les enrhumer, les faire pleurer...". Le vélo "préparé" par les mécanos de Sauser, si c'est pas la classe ça ! En tout cas c'est un immense soulagement car en voyant les mécanos travailler aussi longtemps sur le vtt, je ne me voyais pas rouler le lendemain...
On pose les vtt, douches, repas du soir en petit comité car certains étaient partis voir le water-jump à Fréjus, préparation des affaires pour le roc du lendemain et enfin rugby à la télé.
Journée tranquille mais qui a apporté son lot d'émotions quand même en fin d'après-midi. Enfin maintenant il faut penser au lendemain et à ce roc que l'on a décidé de rouler ensemble avec Joël pour ne pas se retrouver avec ce sentiment de solitude qu'on a pu rencontrer sur le marathon. Le vtt c'est encore plus sympa quand on roule à plusieurs....